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III.

CONCLUSION

II semble superflu d'ajouter a ces commentaires des artkJes d'autres explications. On voit les grands principes du Protocole, on voit les dispositions de détaüs.

Notre but était de rendre la guerre impossible, de 1'anéantir, de la tuer. Pour 1'atteindre, il fallait créer un système de règlement pacifique de tous les conflits susceptibles de se produire. En d'autres termes, il fallait créer un système d'arbitrage, tel qu'aucun différend international soit juridique, soit politique ne put y échapper. Le système élaboré ne laisse en effet aucune por te ouyerte, ü interdit toutes les guerres et il prescrit pour tous les différends le règlement pacifique.

Mais le caractère absolu du système d'arbitrage devait se retrouver dans toutes les parties du prdjet, pour toutes les questions de principe. Une seule lacune oü qu'elle fut dans le système une porte ouverte ou la moindre fissure par oü put se glisser telle ou telle mesure de force et le système, tout entier s'écroulerait.

A cette fin, rarbitrage est prévu pour tous les différends et 1 agression est définie de telle sorte qu'il ne puisse y avoir d'hésitation pour le Conseil lorsqu'ü s'agit de la constater.

Les mêmes raisons nous portaient a combler les lacunes du Pacte et a définir les sanctions de telle facon qu'il n'y eüt pas moven d y échapper et que le sentiment de sécurité füt a la fois dennitjf et complet. .

Enfin, la conférence de réduction des armements est hee ïndissolublement a tout ce système : il n'y a pas d'arbitrage et de sécurité sans désarmement ; il n'y a pas de désarmement sans arbitrage et sans sécurité. , C'est véritablement de la paix du monde qu ü s agit. La cinquième Assemblée a entrepris une oeuvre d'une importance politique mondiale qui doit, si elle réussit, modifier profondément les conditions politiques de la société actuelle. Nous avons fait faire cette année-ci un grand pas en avant a nos travaux. Si nous réussissons, la Société des Nations aura rendu un service inappréciable au monde moderne. Ce succès dépend, pour une part, de 1'Assemblée elle-même et, pour une autre part, de chacun des gouvernements. Nous présentons a 1'Assemblée le fruit de nos travaux, cette oeuvre riche d'espérances. Nous la pnons de 1 examiner avec attention et de la recommander a 1'acceptation des gouvernements. ,

C'est dans eet esprit et avec de tels espoirs que nous demandons a 1'Assemblée de voter les projets de résolution n° i et 2 qui sont présentés avec ce rapport.

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