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1'oeuvre, rapportaient, la première 7,500 francs, la seconde 16,000 francs. Au cours de cette année-la, on expédiait 15,000 colis,-non seulement de vivres, mais encoredevêtementset de lainages.

En 1917,1'encaisse était de 70,000 francs, mais le blocus qui étreignait 1'Allemagne, la Hollande en souffrait également: les restrictions devenaient extrêmement sévères et le peuple hollandais, on peut bien le dire, commencait a ne plu* manger a sa faim. Dans ces conditions, faute de vivres disponibles, il fallut cesser les envois. L'oeuvre düt y renoncer, en dépit des faveurs qui lui furent longtemps accordées par le Gouvernement pour ses exportations. Elle f erma un jour le grenier devenu une maison, après avoir inscrit sur ses livres ces deux jolis totaux: 46,700 colis en 390,388 francs. Un nom entre cent s'attache a cette oeuvre généreuse et f éconde, celui de la Baronne Taets van Amerongen.

Dès 1915, Raemakers commencait sa campagne de dessins vengeurs ; le Telegraaf d'Amsterdam accablait 1'Allemagne ; le Professeur van Hamel, dans 1' Amsterdammer, défendait les droits de 1'Entente ; M. Boissevain, dans 1' Algemeen Handelsblad, glorifiait la France; la Gazette de Hollande défendait notre cause, en francais; le Docteur Frédérik van Eeden, signait la préface de la version hollandaise de „J'accuse"; le Pasteur Krop entrait en croisade au service de la France; le sénateur van Kol s'indignait du martyre beige. Des noms, des exemples s'aligneraient ainsi a 1'infini.... M.M. Dunlop et Ryke lah$aient le courageux petit journal Onze Zelfstandigheid qui, tout de suite, entrait ouvertement en hitte contre 1'AUemagne et menait le bon combat pour 1'idéal francais; la Société d'Editions A. W. Sijthoff, de Leyde, publiait une série de volumes sur nos artistes et nos écrivains, publication que dirige le Professeur P. Valkhoff. Et 1'un des hommes les plus éminents de ce pays, le Professeur Salverda de Grave, fondait le Comité Hollande-France.

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