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rir 40,000 hötes inattendus. On s'organisa dans 1'improvisation. Les centres d'hospitalisation se multiplièrent: les camps abandonnés par les Beiges furent utilisés; dans les villes, on mit la raain sur des maisons vides, sur des usines désaffectées et sur les écoles. Car, il faut le dire trés haut et sans commentaires inutiles, le gouvernement néerlandais donna ses écoles.

Les réfugiés ne furent pas partout également bien. II y eut des centres plus favorisés que d'autres; néanmoins le gtte et le couvert furent partout assurés, et ce provisoire dura prés de trois longs mois pendant lesquels 1'administration et les Comités locaux, par sympathie ou par esprit de devoir, s'ingénièrent a bien faire, a tirer le meilleur partipossible de moyens extrêmement réduits. Et ce fut la, pour la générosité privée, une occasion de plus de se manifester en faveur de la France: les riches versèrent des sommes d'argent importantes, et nombreuses furent les dames de la bourgeoisie qui, abandonnant leurs occupations ordinaires, se transformèrent en infirmières pour soigner les hommes, les femmes et les petits enfants chassés de chez eux par la brute allemande, venus de France par les grand'routes et dont les pieds saignaient.

Ainsi s'inscrit la page de 1'amitié hollandaise. Quand nos braves soldats, captifs en Allemagne et rapatriés par les PaysBas, sont entrés dans ce pays sur les péniches lentes qui les libéraient, beaucoup d'entre eux, dressés vers le ciel et humant le vent du large, ontcrié : „Vive la Hollande !" Ils ont bien fait.

HENRY ASSELIN

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