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langage, mais qu'ayant esté assjés lascbe pour ne tïrer pas un seul coup de canon, il meritoit qu'on 1'envoyast au Roy d'Angleterre pour estre pendu. Jusques icy les Anglois n'ont pas beaucoup de sujet de se vanter, veu qu'en toutes les petites rencontres, ils ont combattu avec desadvantage, de sorte que le Roy d'Angleterre a fait pendre deux capitaines, qui se sont fort mal, defendus contre deux armateurs auprès d'Ostende, et se sont enfuis, et vous scavez sans donte ce quiest arrivé a Cadix, oü un vaisseau hollandois, monté de 28 pieces de canon et de 100 hommes, a combattu un Anglois qui estoit monté de 48 pièces et de 250 hommes Depuis deux jours, il fait le plus beau temps du monde pour un combat de mer, de sorte qu'il y a de 1'apparence que l'on en aura des nouvelles devant demain au soir, quoyque l'on croye qu'il durera plus d'un jour, les capitaines ayant ordre de n'entrer point dans les havres avec leurs vaisseaux, pour quelque cause que ce soit, sur peine de la vie, si ce n'est qu'il soit en estat de périr, paree qu'il y a des navires chargés de masts, de cordages, de voiles, d'ancres et de toutes les antres choses necessaires pour reparer ceux qui se trouveront en desordre, et les deputés de M.™ les Estats sont partis, pour se rendre aux lieux d'oü ils peuvent commodement faire partir les hommes et les munitions dont ils veulent raffraischir la flotte pendant le combat. Quelque advantage que cet Estat y ait, il ne laissera pas de faire la paix aux mesmes conditions qu'il offre presentement, mais il ne laissera pas de poursuivre la victoire, comme au contraire l'on ne changera rien en la resolution que l'on a prise, si le succès ne respond point aux esperances, a moins que la perte soit si grande que l'on soit contraint de s'accommoder avec les Anglois in ogni modo.

142. CHARISIUS AAN BIERMAN, 13 Juni 1665

Depuis ma derniere de hier au soir, nous avons fort entendu tirer de grands coups de canon, comme s'il tonnoit, et principalement vers 1'aube du jour, de sorte que l'on tient pour tres asseuré que les flottes soyent ensemble, et au plus fort combat. La commune opinion est, selon que l'on peut juger, que cela soit plus proche'd'Angleterre que d'icy, et environ vers la Dunes, de sorte qu'il faut que ces deux puissantes flottes se soyent rencontrées, a dessein de voir qui fera le mieux, et qui 1'emportera sur 1'autre.

Je ne peu point encore remarquer que l'Estat en aye aueune nouvelle asseurée du lieu du combat, a cause qu'il est encore fort matin, et pas plus de cincq heures, mais il en attend ou par galiotte, ou par la poste a tout moment, comme ie vous marqueray au bas de celle-cy,

i) R. K. — R. H. — Uit den Haag.

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