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lever 10.000 hommes en Allemagne, tant cavallerie qu'infanterie, et de traitter pour cela avee le comte de Waldecq et avec d'autres qui ont offert leur service; mais ce ne sont que des propositions sur lesquelles il faudra scavoir les sentimens des autres provinces. Elles sont toutes parfaitement*bien unies et portées a la • continuation de la guerre. Elles escriront encore demain a M. van Goch qu'il n'arljouste rien a la resolution qu'on luy envoya il y a trois semaines, touchant le memoire qu'il devoit donner aux ambassadeurs mediateurs, puisque cet Estat ne veut la paix qu'aux mesmes conditions de la restitution generale de part et d'autre, et du reglement pour le eommerce, dans les termes que l'on a proposé. Ceux qui ont le plus de part aux affaires disent que le peu de reputation que l'Estat peut avoir perdu au dernier combat ne diminue pas sa puissance, et que, quand la perte auroit esté sans comparaison plus grande, l'on n'auroit pas perdu courage pour cela, comme l'on ne perdra pas encore, si par malheur on perd encore une seconde bataille, mais que l'on s'obstinera contre la fortune, jusqu'a ce qu'elle se lasse de persecuter la justice. Que l'Estat s'est trouvé en de plus grandes extremités, que les villes d'Hollande ne sont pas encore assiegées, et que les habitans ne contribuènt encore que de leurs superfluités. II y en a qui ont voulu leur representer les foiblesses et les defauts de l'Estat et du gouvernement et qui leur ont voulu marquer les endroits par oü on le peut entamer, et les remedes dont on se pourroit servir contre les maux que l'on a sujet d'apprehender, et ils ont trouvé de fort bonnes dispositions en quelquesuns, mais de si mauvaises en d'autres, qu'il semble qu'ils ayent plus d'inclination a se perdre par desespoir, qu'a se sauver par des moyens qu'ils ne peuvent pas approuver. L'on n'a pas manqué de leur representer les fascheuses suittes de la perte d'une seconde bataille, si elle arrivé, puisque l'on en a desja veu apres la première en plusieurs villes. Que si le eommerce et la navigation continuent de cesser, le peuple mourra de faim et se souslevera, et que mesme la pluspart des provinces refuseront de contribuer, si le roy d'Augleterre fait courir le bruit que la guerre ne se fait que pour les interests du prince d'Orenge, et qu'il est prest de faire la paix, pourveu qu'on le restablisse; puisque l'on a desja veu qu'a Leiden, c'est-a-dire aux yeux des Estats, le peuple a eu 1'audace de vouloir contraindre un tambour de nommer le Prince avec les Estats de la province en faisant des levées, et que l'on a rapporté aux Estats d'Hollande que le gouverneur du Prince, qui luy a este donné a la recommandation du Roy d'Angleterre, a esté assés insolent pour boire a la santé du Roy d'Hollande et de son lieutenant. Que l'on dit bien icy que, s'il arrivé le moindre désordre, l'on fera retirer le Prince et toute la maison d'Orenge, mais que peut-estre il ne sera pas au pouvoir des Estats d'Hollande, tant paree que la pluspart des autres provinces trouveroient ce procédé fort mauvais, que

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