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qu'il en restera encore un nombre assez considerable des Anglois en estat de servir, en ce cas, S. M. estime pour le bien de son service jju'il sera necessaire de laisser quelques-uns de ses vaisseaux dans la mer Méditerranée, avec un lieutenant general pour y continuer la guerre pendant le reste de 1'année, et a cet effet se joindre aux galleres de S, M. Et elle se remet aud, S.r Duc a faire choix du nombre et de la qualité des vaisseaux, et mesme du lieutenant-general qu'il estimera plus a propos de laisser dans lad. mer Méditerranée, et passer ensuite avec le reste de l'armée dans 1'Océan. Se reservant S. M. d'enVóyer aud. lieutenant-general, lorsqu'il sera retourné a Toulon, ses ordres et instructions sur ce qu'il aura a faire pendant le reste de la campagne.

Au cas que le combat se fist prés des costes d'Espagne, S. M. a donné ses ordres a son ambassadeur de faire instance au Roy Catholique a ce qu'il donne ses ordres pour faire recevoir les vaisseaux de S. M. dans tous ses ports et les faire assister de tout ce dont ils auront besoin.

Au cas que la flotte angloise eust quité le Destroit et se fust retirée en Angleterre, S. M. veut en ce cas que led. S.1 Duc passé en Ponant avec tous ses vaisseaux.

194. „MEMOIRE sur la jonction des forces na valles du Roy qui sont en Ponant a celles du Levant, et la faire a la rade de Quiberon vers Belle Isle", 15 Maart 1666 »).

Pour joindre les forces navalles du Roy qui sont en Ponant a celles de Levant, et le faire avec advantage, il faut profiter de la ligue faitte avec la Hollande, et 1'obliger de destacher 20 bons vaisseaux de guerre pour joindre au plus tost ceux de S. M. qui sont en Ponant. Que ce destachement soit secret et que la jonction se fit a la rade de Quiberon vers Belle Isle, oü les vaisseaux du Roy qui seront prêts a faire voille au mois d'avril les attendroyent, pour aussytost mettre en mer passant devant Lisbonne et au Cap St. Vincent jusques au destroit de Gibraltar pour y combattre les Anglois s'ils s'y rencontrent, ou les suivre s'ils y sont entrez, et s'il se peut les enfermer entre l'armée du Roy oü est 1'admiral et celle-cy.

N'estimant pas que les seuls vaisseaux que S. M. a en Ponant prests a servir, soient en nombre sufïisant pour tenir la mer ou aller a la rencontre de l'armée de Levant, encore moins d'en faire des destachemens de quatre ni de 3ix dans cette conjoncture, ce qui seroit les exposer aux ennemis plus forts au moins de trois contre un, considérant que le moindre eschet qui arriveroit aux forces naissantes de la marine par une rencontre trop inégale seroit irréparable dans cette

1) A. N., Marine B* 3.

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