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bruslé. II detnanda uu peu de temps, et après avoir parlé avec ses officiers, il chöièit de se rendre, et tous les prisonniers furent repartis dans plusieurs vaisseaux, et depuis ledit navire a esté bruslé par ordre de Kuyter, nonobstant les protestations de Tromp, qui en vouloit faire un trophée pour la victoire de Messieurs les Estats.

Les ennemis se retirerent assez promptement le soir, et on reconnoissoit qu'ils estaient epouventez on qu'ils tesmoignoient de vouloir passer pour tels.

Pendant la nuict du 12 au 13, par un traict de bravoure, Ascue dit que 1'adventage que l'on avoit eu sur lui estoit tout celui que l'on auroit sur ceux de son parti, par ce qu'ils attendoient le lendemain un grand secours, ce qui obligea Ruyter (qui n'a point dormi ni tenu table pendant quatre ou cinq jours et qui a deffendu dans tous les navires qu'on ne fit la chaudiere) de tenir conseil avec les principaux officiers pour remettre toute chose en ordre, ce qui fut fait; et dès. le matin dudit jour 13, on canonna de part et d'autre, et ou remarqua deux secours venir aux ennemis, 1'un de 21 navires, 1'autre de 9 ou 10 navires.

Tout le jour se passa sans faire beaucoup, en comparaison de ce qui s'estoit fait les deux jours precedentz.

La nuict du 13 au 14, Ruyter tint conseil et dit qu'il avoit remarqué qu'il y avoit des officiers qui n'avoient pas fait tout ce qu'ils pouvoient faire; mais qu'il n'en parleroit jamais si le lendemain ils vouloient agir en gens de coeur; que si au contraire ils ne faisoient pas leur devoir, il les feroit pendre aux vergues de son vaisseau et les envoieroit en cette posture dans les portz du la Republique.

Soit que cette ménace leur ait donné du coeur ou que la lascheté qu'ils avoient fait paroistre fut plus tost une fante de jugement que de leur valleur, ils ont restabli depuis leur reputation, de facon que dans le combat que commenca lundi 14 dès le matin, ils se sont comportez en gens d'honneur.

Dès la pointe du jour dudit lundy 14, les ennemis attaquerent avec beaucoup de vigueur. Ils estoient commandez par le Prince Robert, que avoit en son bord beaucoup de marqués de parade et d'ostentation. Cependant, on dit que ledit prince aussi bien que le general Monck avoient ordre de ne pas trop s'exposer.

L admiral Ruyter avoit ordonné deux bons vaisseaux pour servir au devant du chef de chacune de ses esquadrea; Banker aiant la pointe estoit soutenu par les Frisons. Le combat s'eschanfa fort, Tromp s'avanca et se hazarda trop et son esquadre entierre fut separée par toutes les forces d'Angleterre, et Ruyter a confessé depuis qu'il craignoit pour lors de perdre la bataille, mais s'estant avancé vers Banker et lui aiant demaudé que ferons-nous, Banker, qui est un homme brusque et d'un esprit present, dit: II faut joindre nos corps

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