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a qui fera plus de feu de joye, en quoy les Anglois se tascheront de signaler.

Mais voyant qu'il est des eombats comme de la marée, il y a lieu de croire qu'on se lassera de costé et d'autre, et 1'Angleterre si on fait un armistice pourra sortir de la guerre avec honneur.

Et comme enfin (après 1'acceptation de la mediation) il faudra venir a un commencement, il seroit a present fort a propos, qu'on presentat ou proposast une cessation d'hostilités, et un convent des plenipotentiaires. II y en a icy assez qui le souhaiteroient. Mais la Hollande se picquera d'honneur et taschera de redresser cette retraitte de sa flotte.

Et les disputes entre la Suede et cet Estat pas encore complanées rendront tousiours la mediation Suedoise icy suspecte.

Ruyter en sa seconde lettre continue encore son maltalent contre Tromp, disant que son esquadre n'a rien ou peu paty. Cela cy-devant souloit estre assez pour condamner un capitaine de poltronnerie.

Cependant Tromp est fort chery et estimé parmy les matelots et le peuple, et n'estaut pas marié est liberal et traitté ses gens bien.

Et pour la bruslure du riche navire d'Ascue, que Ruyter fit brusler et Tromp pour le riche butin le vouloit conserver, et pretend une recompense de 300 m. francs. Cela desia cy-devant a causé de grandes contentions entre luy et Ruiter. Et maintenant il ne manquera pas aussy d'avoir de 1'abhorrence et pariera indubitabfement aussy mal de Ruyter.

Cela donnera bien de la perplexité pour appaiser cela. Et a la fin ce sera les grands poissons rompent les filets; les seuls petits y sont prins.

Le sieur de Somersdycq, tenerse coniugis immemor, s'estoit aussy mis sur la flotte. Les mesdisants disent que c'estoit de dispute pour un Lacpuay, qu'il vouloit casser et sa femme retenir. Ainsy souvent de braves actions sont ternies par la mesdisance.

Le sieur de Sommersdycq revenu, ayant esté sur le vaisseau de Tromp, et requis de venir dans 1'assemblée des Etats Generaux, a rapporté favorablement de Tromp qu'il a esté dans le combat des premiers, et qu'il a ruiné un navire de 60 a 70 pieces. Si que les amis de Tromp prennent 1'accusation faite par Ruiter pour une rancune, de ce qu'auparavant Tromp aura parlé mal de luy. L'un et 1'autre a des amis, et estants les deux premiers et principeaux chefs (et que le comte de Guiche en son recit aura appelle l'un 1'espée 1'autre la targe de l'Estat) on taschera a les reconcilier et assopier la querelle, pourtant plustost procurer la nouvelle sortie de la flotte. Et sera: Dat veniam corvis.

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