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osoient s'exposer au peril d'y faire quelque entreprise, quoy que tout le monde soit persuadé que les seigneurs Estats ne lairoient pas leurs precieux thresors a tels dangers, s'ils n'estoient point asseuréz qu'il ny avoit point acces, et qu'il n'en cousteroit trop a 1'ennemy auparavant qu'il" se peust derechef retirer ou sauver dans ses navires. Mais neantmoins les Anglois pourroient bien faire du degast de long de ces costes par de faüsses allarmes a mettre le feu dans les maisons, et piller par cy par la les payssans, en attendant que l'on soit prest icy a les repousser, ce qui ne sera pas peut-estre eneore dans quelques huict jours. Cependant ces deputez y font fort travailler et ont mis 1'accord entre les deux chefs asfavoir le general admiral de Reuter et Tromp, tellement que le dernier soit obligé de se renger a son debvoir, et punctuellement obeir aux ordres du premier, mieux a 1'ad venir qu'il n'a fait auparavant. Monsieur le pensionaire de Witt arriva il y a deux jours icy de ceste flotte pour faire rapport a MM. les Estats Generaux et d'Hollande de tout ce qui s'y estoit passé, et deliberer sur ce qu'y sera necessaire. II demeurera encore icy quelques jours, et s'y en retournera vers le temps que la flotte pourroit estre preste, a fin de la faire sortir et chercher 1'ennemy, qui fait tant de bravades en ces quartiers; il y en a qui croient que l'on dilaye icy tout expres, et n'agisse pas avec tant de vigeur que l'on pourroit, a fin qu'ainsy les Anglois, comme une gloriense nation, reparent un peu 1'honneur qu'ils avoient perdu en bataille precedente et ainsy la paix se fasse plus facilement, sans grande effusion de sang, d'autant qu'il ny a point d'autre profit de ceste obstination que la ruine de 1'une et 1'autre partie. Quoy que l'on ne fasse point d'estat icy sur la flotte franfoise, et que mesme il n'y ayt point de certitude oü elle sera a present, Monsieur 1'ambassadeur d'Estrades receust devant hier un expres de Paris, lequel luy apporta ordre de dire a MM. les Estats que S. M. 1'attendoit tous les jours, et ne mancqueroit point de 1'envoyer. Ce que l'on preud icy pour un compliment, croyant qu'il ne s'y faille point attendre.

295. NIEUWSBEEICHT UIT DEN HAAG, 17 Aug. 1666 »).

Le Sr. de Somersdijq a esté mandé dans les Estats de Hollande, s'il avoit fait imprimer un panflet avec titre: Relation du combat de Tromp. II a declaré que non; au contraire, a declaré ladite relation fausse en plusieurs lieux.

De la reconciliation de Ruyter et Tromp l'Estat ne scait rien: leur indifferente conversation ne contrarie ny ne desroge rien a 1'ordre de tenir conseil de guerre.

1) R. O., News Letters 50 — Ongeteekend, zonder adres. — Hand G.

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