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flotte toute sa conduitte, et que l'on ne nasarde tout avec Tromp.

Pendant que'j'escris cecy, l'on vient de me dire que l'on a arresté M. de Buat prisonnier, et que 15 mousquétaires le gardent. II est comme domestique de M. le prince d'Orenge, 'ayant la qualité de capitaine de* ses gardes, et confident de la Princesse Douarière. Depuis le commancement de cette guerre, il a tousjours eu grande intelligence en Angleterre, particulierement avec le Lord Arlington par le moyen d'un nommé Silvius, fils d'un Escossois, qui est ministre a Orenge. II a eu aussy de grandes intrigues avec Tromp, et avec son beaufrère, qui est du magistrat de Botterdam, et presentement deputé au Conseil d'Estat d'Hollande. Je veux croire que ce n'a esté que pour les interests de la maison d'Orenge, et que ceux-cy n'y auront pas meslé ceux d'Angleterre. Comme la division des chefs retarde la sortie de la flotte, celle d'Angleterre paroist sur nos costes impunement. La semaine passée, on la voyoit d'icy, et presentement elle est devant Texel. II est certain que nos matelots debandent fort, et que l'on aura de la peine a les faire revenir, et plus qu'a remplacer le nombre de ceux qui ont esté tués ou blessés au dernier combat, qui n'excede pas celuy de 600. Le sejour que la flotte angloise fait devant Texel n'a pas empesché que depuis 4 jours il ne soit entré dans le Vlie plus de 30 navires marchands, et entr'autres 3 ou 4 de Suede, chargés de 500 pieces de canon de 12 et de 18 livres. Les directeurs de la Compagnie des Indes Orientales, qui sont icy, font bonne mine, et disent qu'ils ne sont pas en peine de leurs vaisseaux marchands, qui ne faisoient qu'attendre le vent pour sortir, mais l'on y a envoyé ordre de les faire retóurner tous a Amsterdam.

299. NIEUWSBERICHT UIT DEN HAAG, 20 Aug. 1G66 *f.

II semble qu'au commencement Tromp n'a pas sceu que Ruiter avoit escrit a son desadvantage a l'Estat et la dessus on avoit moienné en Zélande quelque accommodement exterieur entre eux, si qu'ils usoient une conversation civile entre eux. Mais du depuis Tromp ayant ouy que Ruyter avoit escrit aux Estats de mauvaise facon, il s'est senty piqué d'honneur; et puisqu'on a remercié et laudé le Ruiter, laissant ainsy le Tromp chargé de blasme; il s'est trouvé obligé de se justifier, et de demander le meme remerciement, pour sauver son honneur et reputation. Et ses amis parient aussy mal de Ruyter, que les siens amis de Tromp; disant que Ruyter est cause de la mort de Jan Evertz, et qu'il a haï mortellement ledit Evertz et que de guet a pens il 1'a laissé perir.

On est veritablement confus et perplex en cela; et on voudroit bien

1) R. O., News Letters 50. — Ongeteekend, zonder adres. — Hand G.

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