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nou pas reffusé, mais dillayé pour 1'heure, il s'emporta derechef. Pour couper court cette matiere, ils luy commanderent de se retirer et on luy ordonna de ne point sortir de la Haye par provision sans la permission des Estats. Cecy se passa mardy dernier 24me du courant, et j'aprends presentement qu'il a receu ce matin un ordre expres de ne point partir sous peine de punition. On a dehouté tout af ait son beau frère Kievit de sa place de Gedeputeerde des Estats pour la ville de Rotterdam, et on a aussy cassé un capitaine de cavallerie de ses parans et de son party, et donné sa place a un autre. Mijnheer van Gent est faict admiral en la place de M. Tromp. II y a eu 10 ou 12 matelots et autres tirés a Flessingues ces jours passés, les uns prenoient le party de Ruyter et les autres de M. ZVomp;cequecellaproduira,je vous le laisse a juger. On a envoyé querir, je veux dire verbooden (comme ils appellent) Madame la princesse Douariere et M. le prince d'Orange (que je devrois avoir nommé le premier) devant M™. les Estats. Je ne scay a quelle fin c'est, cependant M. de Buat est fort estroitement serré dans la prison, oü il fut changé de la chastellenye dimanche dernier et interrogé le lundy par de Witt et d'autres. M. de Witt alla mardy en Zelande pour mettre ordre a toutes choses et a ce qu'on dit pour faire condamner a mort quelques officiers qui n'ont pas bien faict dans le dernier combat, entre autres le capitaine de vaisseau de M. Everson. Hyer au matin a 9 heures arriva icy de Paris en poste M. le Marquis de Bellefons avec deux valets, il n'a demeuré que 3 jours a venir, il a porté a M. d'Estrades un paequet de la part du Roy avec des ordres a ce qu'on dit pour toutes choses 1), de sorte que sur cella ledit Sr. d'Estrades part demain au matin pour aller en Zelande; personne ne scait le grand secret et mistere de cette affaire, on juge apparament qu'il doit y avoir de grand desseins du coste de la France, puisque le Roy a dépesché cette personne, ainsy que nos amys ne se jlattentpoint. Qu'au nom de Jesus Christ ils se tiennent sur leurs guardes et que la flotte soit fortiffiée a cette fois de manière qu'il n'y manque rien. II faut faire un effort pour conserver 1'honneur et la reputacion de la patrie. Je me vais presentement a Amsterdam paree que j'apprens que M. de St. Evremond est icy, qu'il ne faut pas que je voye. Vousmedirez que je vous escriz toujours a la haste, mais considerez que voyageant perpetuellemeut a faire ce que je faict, je n'ay pas trop de temps. Adieu, escrivois-moy, je vous prie, ce qu'il faut que je fasse.

306. NIEUWSBERICHT UIT DEN HAAG, 27 Aug. 1666 *)

L'affaire entre Ruiter et Tromp en effect est une chose espineuse.

1) D'Estrades IV, 423.

2) R. O., News Letters 50. —

Ongeteekend, zonder adres. —

Hand G.

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