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que je supplie V. M. de luy pardonner la grande faute qu'il a faict de facher V. M., dont il est fort repantant; et attendant vostre clemence, nous allons touts deux combattre nos ennemis, pour pouvoir mieux meriter cette grace qui me donnera une grande joye.

De mon bord les 7 Provinces a 1'ancre a la rade de Vlissingue, le 30 d'aoust 1666.

314. LODEWIJK XIV AAN DE BEAUFORT, 31 Aug. 1666!).

Mon cousin. II y avoit si long temps que j'atendois avec impatience vostre arrivée et celle de ma flote a La Rochelle, que vous ne devez pas douter que je n'aye receu avec bien de la joye la nouvelle que m'en a aportée de vostre part le S.r d'Esternau, d'autant plus que vous m'avés asseuré par la lettre que vous m'avés escrite par luy que toute mon armée estoit en fort bon estat, dont j'ay beaucoup de satisfaction et cognois fort bien que c'est un effect des soins continuels que vous en avés pris. J'ai non seulement depesehé un courrier exprez en toute diligence en Hollande pour donner aux Estats la mesme nouvelle de vöstre arrivée, mais j'ay chargé le S.r d'Estrade, mon ambassadeur, et le S.r de Bellefons, mon premier maistre d'hostel, que j'y avois aussi envoyé exprez, quelques jours auparavant, d'examiner avee lesdits Estats de quelle meilleure maniere on pourra faire la jonction de nos deux flotes. Et, dez que ledit S.r de Bellefons sera dé* retour, je renverray auprès de vous pour vous informer de tous les concerts qui auront esté pris pour cela avec lesdits Estats. Mais, comme la flotte d'Angleterre est a present au Tessel et celle des Estats en Zelande, il y a aparence que celle-cy prendra la resolution d'entrer dans la Manche et de venir au devant de ma flote, ou que au moins, si elle n'estoit pas toute entiere en estat de sortir si promptement, les Estats envoyeront le plus grand nombre qu'ils pouront de leurs vaisseaux au devant de mon armée, de sorte que, quelque parti qu'ils preunent, vous voyez qu'il est necessaire de tenir monx armée en estat de partir au premier ordre que vous en recevrez, et mesme, en attendant ledit ordre, d'examiner avec grand soin si vous ne pourriez pas faire advancer madite armée jusqu'a Belle-Isle ou jusqu'a 1'isle d'Oyssant, oü il seroit plus advantageux qu'elle fut, surtout a eette derniere, paree qu'elle seroit plus preste de se joindre aux vaisseaux hollandois, si on aprenoit qu'ils fussent partis.

Cependant, comme il n'y a rien de plus important que de tenir mon armée en seureté, soit contre les gros temps qui peuvent survenir, soit contre toute l'armée angloise, si elle venoit a luy tomber sur les bras avant la jonction, et mesme d'establir des lieux et des postes oü

4) A. E., Hollande 80, ff. 439- '40. — Uit Vincennes. — Minuut.

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