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lundy dernier 19 son secretaire, qui arriva le lendemain sar le nydy en cette ville. La lettre qu'il apporta, avoit esté conceue par l'admiral, mais c'est van Nes, lieutenant admiral de Rotterdam, qui 1'avoit signée, et dit, que le conseil de guerre, qui depuis le 14 s'estoit assemblé plusieurs fois, ayant consideré que si le vent tournoit au West öu Nortwest, il cbasseroit contre la coste en ces quartiers-la, et donneroit un grand advantage aux Anglois, avoit resolu le 18 de retóurner au rendez-vous a la hauteur de Dunquerque, pour y attendre la conjonetion de la flotte de France, suivant le concert, ou pour y combattre les ennemis, s'ils en avoient le dessein. Que le mesme jour la flotte avoit fait voile, et qu'après avoir fait quelques tours, le mareschal d'Aumont et le comte de la Feuillade estoient arrivés au bord de l'admiral, et avoient tasché de lui persuader de changer de route, et d'entrer plus avant dans la Manche, pour faciliter la ocnjonction de la flotte francoise, et pour empescher les Anglois de lui faire une insult*. Mais que le conseil de guerre avoit resolu que l'on contiuueroit le cours jusques au rendez-vous, paree que sans ordre, et contre le concert, l'on ne se pouvoit pas engager dans la Manche, oü l'on combattroit avec desadvantage, et oü il n'y a point de ports pour les vaisseaux qui seroient mis hors de combat. Que pendant que l'on deliberoit le vent s'estoit mis au West, ce qui avoit obligé M.™ d'Aumont et la Feuillade de partir de la flotte, pour s'en retóurner a Calais ou a Bologne, sur les trois heures du matin du 19, et que le mesme jour la flotte estoit arrivée a environ six lieues de Dunquerque. Le secretaire y adjousta de bouche, que M. de Ruyter avoit esté blessé le 12 de ce mois, dans la rencontre de ce jour-la, par le fourage d'un canon que le vent contraire avoit rejette dans son vaisseau, et dont une partie lui estoit entré dans la bouche et dans la gorge, et que la fièvre avoit augmenté son mal, avec quelque peril. Que Banckert, lieutenant-admiral, et Jean Matthyssen, contre-admiral de Zeelande avoient aussy la fièvre, et que plusieurs autres capitaines, et plus de deux mille, tant soldats que matelots, estoient aussy malades, et hors d'estat de sevir. M. de Ruyter y avoit adjousté une petite lettre de sa main, par laquelle il escrivoit a M. de Wit que s'il avoit encore deux accès de fièvre, il seroit incapable de servir l'Estat. Sur cela les Estats Generaux resolurent dès mardy, de renvoyer le secretaire le mesme jonr, avec ordre a l'admiral de ramener la flotte dans les ports, a la reserve de 20 ou 25 fregattes, que l'on envoyera vers le Nort, et 10 vers le Sud, pour la seureté des navires marchands que l'on attend de ce costé-la, et devant-hier l'on escrivit au Roy de France, pour 1'advertir de cette resolution, et pour le remercier du secours qu'il a voulu donner a l'Estat. L'admiral avoit prié M. de la Feuillade de conseiller le Roy son maistre d'envoyer en toute diligence des courriers a toutes les costes, avec ordre a M. de Beaufort d'entrer dans le premier port,

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