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II est neantmoins a craindre que les Hollandois ne s'y opposént, et qu'ils n'ayment mieux se priver de nos fruits que de les voir venir par deca aborder dans les ports de cette province, par la jalousie qu'ils ont de voir que le eommerce se puisse entreprendre par d'autres que par des habitBns de leur province, quoy qu'il soit certain qu'en cette saison-la on ne soit pas assez hardy pour entrer ou sortir de leurs havres.

J'avois desja commeucé cette lettre, lorsque j'ay appris la certitude de la retraite et entiere separation de l'armée de Messieurs les Estats, ét avant cela M. Ruyter en estoit party.

Je viens d'avoir communication de la resolution des Estats de cette province d'hier, que je vous envoyé avec sa traduction. II ne tiendra pas a cette province qu'il n'y ait un corps d'armée en mer depuis la fin de decembre jusques au commencement de mars.

Je suis persuadé qu'on le doibt d'autant plus.desirer erf Guienne, que ce seroit un moyen de la descharger de tous ses vins blancs qui demeurent rarement jusques après Pasques sur leur lie sans se gaster.

Le Roy par sa sagesse rendra cette province-la heureuse, aussy facilement qu'il proeure d'autres plus grands avantages a tant que nous sommes de ses sujets.

Si le vaisseau du Roy commande par M. le chevalier de Buoux demeuré en cette rade, il pourra sortir avec les Zelandois, s'il luy est eommandé, et entre temps ou y pourra recevoir les esquipages francois qui passeront pour monter les vaisseaux de S. M. a Amsterdam.

332. LODEWIJK XIV AAN DE BEAUFORT, 8 Oct. 1666 !).

Mon cousin. J'ay receu par le Sr. de Valain une lettre de la rade devant Brest, oü vous avez heureusement ramené mon pavillon après avoir fait un voyage trés dangereux et qui m'a donné beaucoup d'inquiétude, sur quoy je ne puis vous tesmoigner assez la satisfaction que j'ai de la bonne conduite que vous avez tenue dans une rencontre si importante pour le bien de mon service. II faut penser a présent a rassembler s'il est possible tous mes vaisseaux qui se sont separez de mon pavillon et qui sont a present disperséz en divers lieux. Vous aves desja sceu par mes précédentes que la Ville de Rouen et un bruslot sont passés en Zelande, et que le Bourbon et le Mazarin après avoir combattu Contre quelques vaisseaux anglois sont arrivés au Havre en fort mauvais, estat particulièrement le Bourbon. Depuis ce temps, j'ay appris que le Mercoeur estoit arrivé a la mesme rade et le Dragon a celle de Dieppe, oü je lily ay envoyé orde de se rendre a celle au Havre, en sorte que j'ay lieu de croire qu'ils sont a present tous ensemble et qu'après les ordres precis que je leur ay donnés, ils seront

1) A N., Marine B' 3. — Uit Vincennes. — Over het gevecht van eenige Fransche schepen met de Engelschen zie Calendar: 1666^1667b: 139. p*

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