Geen zoekvraag opgegeven

Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

Quant a la Teconnoissance de mes costes, elle a esté faite si exactetuent par les plus habiles gens en ce faict de mon royaume par trois voyages oonsécutifs, que je doubte fort qu'on puisse rien reconnoistre davantage, et c'est en suitte de cette reconnoissance que les rivieres d'Abernerac et de Ponitrieux ont eté.balisées et que j'ay commencé suivant 1'advis du Sr. du Quesne de faire travailler au Havre de Grace en telle sorte que dans 1'année prochaine j'espère d'y avoir une retraicte fort seure pour tous les bons vaisseaux. II y a encore d'autres endroicts oü Ton en peut faire d'assés considérables, mais cela ne se peut qu'avec beaucoup de temps.

Quant au désarmement tenez la main a ce que les capitaines soient toujours présens a oeluy de leurs vaisseaux et qu'il se fasse fort regulièremeut, et ne manquez pas de me faire scavoir le nom des capitaines qui auront négligé ou qui se seront appliquez a la conservation de ce qui aura esté mis sur leur bord, et des escrivains qui auront le mieux fait leur devoir.

J'ay escrit en Hollande que je pourrois tenir douze vaisseaix armés pendant tout 1'hyver soit pour occuper 1'entrée de la Manche soit pour faire la guerre sur toutes les costes du West d'Angleterre, et voüs pouvez disposer votre désarmement sur ce pied-la, en sorte que vous reteniez six bons vaisseaux pour garder ladite Manche et six fregattes plus légères pour courre les costes.

Examinez avee le Sr. Colbert de Terron si outre les esquipages de ces douze vaisseaux il ne seroit point & propos d'entretenir pendant 1'hyver les meilleurs officiers mariniers, pilotes et matelots pour pouvoir faire plus facilement les equipages pour la campagne prochaine, et surtout dans le désarmement faites en sorte que tous les equipages soient contents des capitaines et que la bonne foy commence a s'établir dans la marine. Ledit S*. Colbert de Terron vous donnera part de ce que je luy escris concernant 1'entreprise d'Irlande.

333. LODEWIJK XIV AAN DE BEAUFORT, 20 Oct. 1666 »).

Mon cousin. Cette lettre vous fera plus particulierement connoistre qu'aucune des graces que je vous ay faites jusques a présent combien je vous ayme et combien j'ay d'envie de vous rendre de plus en plus digne de me bien servir. Vous jugerez assez facilement que vous regardant comme ayant toujours a commander mes armées de mer, que je veux rendre plus considerables qu'aucun des Roys mes précédesseurs, combien il im porte de relever et augmenter toutes vos bonnes qualités et retrancher et corriger les defauts que je puis reconnoistre en vostre

1) A. N., Marine B! 3. — Uit St Germain. — „Lettre de la main du Roy".

Sluiten