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chose de fonetion d'intendant, mais ces commencemens ont eu de plus grandes suites lorsque vous estes arrivé aux rades de la Rochelle: 1'aversion que vous avez contre les fonctions de 1'intendance a esté bien augmentée par la resolution que j'avois prise de faire monter le S*. Colbert de Terron sur mon armée navale pour assister dans tous les conseils, et ces deux mouvemens avec la pensée que vous avez eu qu'il auroit peine a se destacher de son séjour de la Rochelle, ce qui estoit un attachement qui luy faisait preférer la Charente a Brest, ont fait une infinité d'effets dans vostre esprit. Vous avez blamé et et condamné d'abord la Charente, et pour vous tirer plustot de ce lieu vous m'avez escrit et fait dire par Estemare quil ne vous manquoit aucune chose et qu'en trois jours de temps vous seriez en estat de partir, sur quoy j'envoyai asseurer les Estats que vous entreriez dans la Manche aussytost, ce que je n'ay peu exécuter, veu que vous futes obligé d'y xlemeurer seize ou dix-huict jours. Vous n'avez rien eoncerté sur vos besoins avec ledit de Terron. Vouz avez extraordinairement exagére la beauté et bonté de Brest sans 1'avoir jamais veu. D'abord que vous avez esté a Belle Isle, j'ay vu par les lettres du Sr. marquis de Bellefonds qu'il vous manquoit une infinité de choses. Vous avez esté d'avis que ledit de Terron demeurast a Charente soubz le prétexte d'y envoyer le tiers de- mes vaisseaux pour y desarmer a vostre retour et travailler a fournir le port de Brest de tout ce dont vous auriez besoin pendant ■vostre voyage et vostre entrée dans la Manche. Vous vous estes toujours appliqué a condamner tout ce qui s'estoit fait en Ponant; que vous manquiez de pilotes, que l'on n'avoit pas reconnu les costes, qu'il falloit jetter a la mer les vaisseaux le Rubi et le Bourbon, punir le charpentier qui les avoit basti, et une infinité d'autres choses dont vos lettres sont pleines. A vostre arrivée a Brest vous n'avez plus parlé d'envoyer aucun vaisseau en Charente póur les retenir tous soubs vostre main, et vous avez fort exagéré la suffisauce du Sr. de Seuil, le tout pour me persuader qu'il estoit bon de laisser Terron a la Rochelle, ■et que ledit Seuil estoit capable de faire le travail de Brest, dans la pensée que vous aviez qu'il ne vous empescheroit en rien. J'ay esté bien aise de vous dire tout ce que j'ay remarqué eu cecy, afin de vous faire connoistre qu'il est inutile de se cacher devant moy et pour vous dire en mesme temps que le bien de mon service veut qu'un intendant auctorisé, habile et expérimenté soit toujours au principal lieu oü mes armées navalles séjournent; que luy-mesme ou un commissaire général aussy expérimenté soit toujours sur mesdites armées pendant le temps qu'elles sont en mer; que je suis certain que vous ne trouverez audit S.r Colbert de Terron aucune prevention pour y préferer plustost un lieu qu'une autre, et qu'il n'aura en veue que le bien de mon service et d'exécuter vos ordres; qu'il est nécessaire que vous 1'appuyez en toutes occasions, qn'il vous rende compte de tout

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