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les calmes suivent, ce qui empesche de pouvoir faire de fines manceuvres et de longues bordées; estant un peu hors de raison que dansce mesme article ils mettent qu'en' ce cas on s'avertira par mer ou par terre de 1'estat des armées pour faire une heureuse jonction, ce qui absolument ne pent estre utile que hors de la présence des ennemis. Ensuite ils nous donnent pour tout renseignement afin de finir comme ils ont commencé, c'est a dire toujours a leur mode, que dès que nous trouverons les ennemis, nous n'aurons qu'a les comhattre avec tout 1'avantage qu'il nous sera possible: eux estant resolus de faire la mesme chose, ce qui par les raisons cy-dessus dittes leur doit réussir plus avantageusement qu'a nous, leurs forces estant plus considerables, puisqu'elles seroient toutes joinctes et auroient partie de celles du Roy mon Maistre et par conséquent les nostres bien moindres que celles des ennemis.

Après avoir remarqué ce qu'il m'a semblé nécessaire sur le présent mémoire, S. M. trouvera bon s'il] luy plaist, que j'aye 1'honneur de luy dire avec tout le respect possible qu'il est de son interest que pour discuter une affaire aussy importante que celle de cette jonction et en debattre les raisons, MM. les Estats envoyent a Paris quelques personnes avec lesquelles on puisse parler de ces cboses: n'estant pas raisonnable ce me semble, qu'on aille toujours leur demander leurs sentimens chez eux et qu'ils ne viennent pas recevoir ceux de S. M. en France, ou tout au moins que l'on n'y envoyé pas des gens capables de marine, lesquels leur puissent respondre juste et a point nommé a tout ce qu'ils peuvent mettre en avant, autrement ce sera toujours leur interest que nous suivrons et jamais le nostre. Pour cela M. Colbert de Terron et moy avons jetté les yeux sur le chevalier de Clerville pour le proposer au Roy comme un sujet qui nous a paru fort propre a assister pour quelques temps M. d'Estrades a la conduite de cette négociation et celle des dernières resolutions qui sont a prendre pour les actions de cette campagne, tant pour la connoissance et 1'ancienne amitié qui court entre luy et M. d'Estrades, que pour celle qu'il s'est acquise parmi nous de toutes les affaires de nostre marine et de la navigation que nous aurions a faire, comme aussy pour le grand zèle qu'il a toujours tesmoigné avoir pour tout ce qui regarde le service de S. M.té, a quoy je me suis plus volontiers porté qu'il m'a paru que M. de Martel et M. de la Roche ne pourront pas avoir le loisir de vaequer en même tems a 1'armement et a cette negociation, outre que ledit chevalier tiendra bon eommerce avec eux pour s'en ayder ou de leurs bons advis en cas de besoing.

Jusques icy j'ay respondu aux articles du présent memoire; il s'agit a cette heure de dire mon sentiment sur ce que je croyois qu'il seroit bon de faire, et le voicy:

Je voudrois employer toute diligence, afin que nous et les Hollan-

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