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sous la conduitte du frère de M. de Wit, homme d'un courage intré-' pide. Je scay que l'on a envoyé a V. M.tó les lettres qu'il a escrites a l'Estat sur ce sujet, puisqu'on les a communiqueés a M. Charisius; c'est pourquoy je manquerois de respect, si je remplissois ma lettre de toutes les particularités de cette rencontre, laquelle aura sans doute de plus grandes suittes. Presqne tous les bruslots de la flotte y ont esté consumés, et d'autant que M.rs de Wit et de Ruyter font instance a ce qu'on leur en envoyé d'autres, l'Estat a donné ordre aux admirautés de Rotterdam et d'Amsterdam d'en equipper 18 en toute diligence,, en y faisant travailler jour et nuict. II a aussy escrit au roy de France et au comte d'Estrades, pour le prier d'ordonner a ceux qui ont la direction des bruslots que S. M.té fait preparera Amsterdam, en Northollande, en Zeelande et a Dunquerque, de se rendre au plustost dans la flotte, pour y suivre les ordres qui leur seront donnés par les plenipotentiaires de l'Estat et par l'admiral. Cette exécution n'a esté faite que pour contraindre les Anglois de faire la paix, mais jusqu'icy il n'y a point d'apparence qu'elle produise cet effect, puisque leurs ambassadeurs, qui sont a Breda, disent hautement qu'ils ne font qu'attendre 1'ordre de se retirer. L'ambassadeur d'Espagne a communiqué a l'Estat une lettre, qu'on luy escrit de Londres, laquelle dit que l'on y est fort estonné de ce coup, et que le peuple y crie fort contre le chancelier. M.™ les Estats ont des lettres particulieres, qui disent que le roy mesme a esté obligé de monter a cheval pour appaiser le tumulte, et qu'il y en a qui luy ont proposé de convoquer le parlement presentement; ce qu'il n'a pas voulu resoudre sans en delibererauparavent avec son conseil. La nation angloise est assés glorieuse, pour ne vouloir pas faire la paix après avoir receu un si sanglant affront; mais quand on considère que le roy aura de la peine a se faire continuer les contributions, après avoir si mal employé celles qu'on luy avoit accordées pour 1'equippage de cette année, et que d'ailleurs après la perte de presque tous ses grands vaisseaux, il ne pourra plus opposer des forces egales a cet Estat, bien loin de pouvoir mettre en mer une flotte qui puisse combattre tous les alliés, il faut esperer que les Anglois seront sages, et qu'ils feront la paix.

372. DE ETJYTER AAN LIONNE, 1667 »). Je ne scay si je m'ose flatter d'un second effet de la bonté du Roy,

1) A. E., Hollande 84, f». 277. — Uit de Zeven Provinciën. — Deze brief is niet gedagteekend; hij zal blijkens den inhoud geschreven zijn in April. Ik plaats hem hier, daar hij eerst in Juli is besteld. 13 Juli 1667 zendt Brodart, „lieutenant de port" te Duinkerken, 'hem aan Lionne toe; brief en portret zijn daar aangebracht door een Hollandsch schip. Brodart vraagt, aan welk adres hij het' portret verder moet zenden (A. E., Holl. 84, fol. 276).

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