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n'ay veu en France, ce sout de gros mousquetons a rouets, dont le canon est de cuivre fort court mais fort gros, ayant 16 lignes de diamestre jusques a la culasse, qui se resserre a la grosseur d'un mousquet ordinaire pour la poudre. Ce sont des armes trés dangereuses dans un abordage, et qui doivent faire un grand ravage sur un tillac, lorsqu'elles sont tiréez a propos.

L'on voit dans une des galleries de 1'Arcenal les armoires oü les armes sont gardéez, et oü les mousquets, les fusils et les pistolets sont separez selon la grosseur du calibre. Ils ne s'attachent point a les faire paroistre comme on fait ordinairement dans les salles d'armes par un arrangement estudié et ne songent qu'a les tenir en bon estat. Ces armoires sont toujours fermées pour que la poussiere n'y entre point^ et, outre ce, ils entretiennent des armuriers pour les nettoyer et les huilier de temps en temps.

Voila les principalles choses necessaires a un vaisseau pour le mettre en estat de servir. II ne reste plus qu'a les embarquer, a voir 1'equipage et les victuailles qu'on luy donne, et 1'ordre qu'on observe jusques a ce qu'il mette a la voille. De l'embarque- Quant a 1'embarqument, il se fait le plus facilement du monde. ment' Chaque vaisseau ayant a part dans les magasins tout ce qui le regarde, les officiers n'ont qu'a descendre dans leurs chaloupes les cordages et tous leurs agrez par les fenestres, qui sont tres commodes pour ce sujet, et les porter a leur bord, qui n'en est pas a vingt pas, tous les vaisseaux de 1'admirauté d'Amsterdam estant vis a vis de 1'Arcenal dans un pare ferme' de pieux x) et gardé jour et nuict par des sentinelles qui se tiennent aux quatre coings, et qui font a moins de frais Comme les 1'office des gardes qu'on entretient ordinairement durant d'hyvert sur ï^te "urtnt chaque vaisseau. Mais, pour revenir au sujet, le garde magasin consigne l'hivert. je tout au capitaine, qui en doit rendre compte au retour a la chambre de 1'admirauté, quoyqu'il ne laisse pas de s'en decharger durant le voyage sur une partie des officiers de son vaisseau qui en ont soing et qui en doivent répondre. Des victuailles. Quant aux victuailles, c'est 1'affaire du capitaine. On luy donne 10 sols par teste pour chaque officier, qui reviennent a 12 sols de France, et 7 sols pour 1'equipage, qui reviennent a 8 sols 1jt de France, moyennant quoy il donne a chaque soldat et matelot 4 livres de pain chacun par semaine, le dimanche et le jeudy une livre de viande par jour, le lundy et le mercredy, le vandredy et le samedy une livre d'estocfiche. De 1'equipage et II neme reste plus qu'a parler de 1'equipage, qui n'est pas si forte materiën* que celle des vaisseaux de France, particulierement pour les soldats, servent de sol- dont ils prennent le moins qu'ils peuvent pour augmenter le nombre

dats et canon-

niers.

1) Hier is ingevoegd een teekening (fol. 20 verso): „Dessein du pare oü sont les vaisseaux d'Amsterdam".

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