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vent bien examiner toutte eette conduitte au regard des'vivres, on y remarquera beaucoup d'avantages que les autres vaisseaux n'ont pas. Premierement, c'est le moyen, et on 1'a bien reconnu en France, d'obliger les caputaines d'avoir tousjours leur equipage complet, ne pouvant point trouver de proffit dans le contraire. Les vivres, en quoy le capitaine ne prend point d'interest, ne trouvent plus d'appuy que dans leur bonté, ce qui contribue extremement a les rendre telles. La viande fraische que 1'on donne dans le port est une douceur pour 1'equipage, qui espargne de 1'argent au Roy et beaucoup de peine aux officiers. Et enfin la commodité qu'ils ont de trouver des vivres partout est d'un merveilleux secours pour touttes leurs entreprises.

Dans 1'armement et 1'avituaillement de ces vaisseaux, on trouvera Comme les peut-estre estrange que je n'aye point appellé au secours les capitaines caPjtames n«

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qui les doivent commander. Mais il est vray qn'ils ne sont chargez que quand les d'aucnn soing pour ce sujet, et tout est prest bien souvent dans chaque vaissaeramez.SOnt bord, qu'on ne scait pas encore qui les doit monter. L'amiral ordinairement ne leur delivre ses commissions que lorsqu'il croit qn'il n'y a plus qu'a lever 1'équipage. II choisit luy mesme les officiers de marine qu'il connoist les plus intelligens pour leur donner a chacun un vaisseaux de tel rang qu'il le juge a propos selon leur merite. Et, si le Navy Office connoist quelque brave homme et qui soit digne d'estre employé, il le luy recommande, et 1'Admiral, qui defere extremement a leurs sentiments, le place selon qu'il en est jugé eapable. Cela fait voir que les capitaines ne servent jamais plus d'une campagne de suitte Comme les sur le mesme vaisseau, et que, lorsqu'ils ont rendu le bord, ils s'en vXt^raTement retournent paisiblement chez eux attendre une autre occasion. S'ilsne campagse sont pas fait assez connoistre, on ne songe quelquesfois plus a „^mesme^seux; s'ils se sont acquis du credit et de 1'estime, non seulement on 8eanles fait servir une autre fois, mais ou les fait monter ordinairement un vaisseau d'un rang plus eslevé, quoyqu'il arrivé assez souvant le contraire. Mais, comme il n'y a point de deshouneur parmy eux, tel a commandé autrefois un vaisseau du premier rang, qui ne fait point Comme les de difficulté d'en monter un presentement du 4e et du 5*. Et je diray eap.ne8montent a propos de cela que, dans la grande flotte qu'ils armerent il n'y a "'tantÓst' un"' pas longtemps contre les Hollandois, oü les Anglois avoient 108 vaisseaux grand'tant08t

„. \ ut i j jiir , -, , . , „ nn petit vais-

et oü M. le duc d ïorc commandoit comme admiral, il avoit sur son seau, sans esbord pour capitaine un homme qui avoit esté autrefois general de la gard neï5,oien' flotte, pour lieutenant un lieutenant-general, et pour maistre du vaisseau Des officiers de eeluy qui en avoit esté le capitaine. Cela ne se peut pas trouver en 1 Admiral France, oü les vaisseaux du Roy sont commandez par des gens de qualité; mais, puisque cela est ainsy estably eu Angleterre, je trouve que ce leur est un grand avantage. II est vray qne les personnes de naissance, qui ont le cceur autrement placé que les autres, s'acquitteront tousjours mieux des actions oü il y aura de 1'honneur a acquérir, et leur

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