Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

nombre de petits garcons sur chaque vaisseau qui sont sur le pied Des p<>4>4»

d'ordinari seamen, mais ils ne tirent aucun gage et 1'on permet que 5X%2m£,

leur paye aille au proffit du capitaine. La pluspart des officiers du e"4"4»™

vaisseau en ont encore quelques-uns, dont ils tirent aussy la paye et leS Tai,se4ux-

que 1'on commet a leurs soings pour les instruire et s'en servir a tout

ce qu'ils ont a faire. Cela fait successivement un bon nombre de

matelots, et rien ne seroit plus aisé que d'observer la mesme chose

en France, qui en a plus besoing que 1'Angleterre, oü ils ont desja

grande inclination pour la mer, au lieu qu'en France il n'y a que sur

les costes oü elle soit connue; hors de la les paysans ne songent qu'a

leurs vignes et au labouragei et s'attachent a cultiver un arpent ou

deux comme 1'unique bien qu'ils doivent partager a plusieurs enfans.

Ce qui me fait dire que ce seroit un grand sonlagement pour quantité Ce

de pauvres families, si le Roy vouloit prendre nn enfant dans chaque eTSSSïr

village de son royaume, et qu'il en revieudroit a S. M. un grand "7ir <inan4ite

avantage par le grand nombre de matelots que cela produiroit a son " """k""

estat, en les faisant conduire sur les ports de mer, les distribuant par

vaisseaux et les donnant a instruire aux principaux officiers sous la

mesme condition qu'en Angleterre. On pourroit mesme obliger les

aumosniers qui bien souvent, n'ayant rien a faire, s'occupent a des

choses indignes de leur caractère, de leur apprendre a lire quand ils

seroient en mer, pour les rendre capables d'estudier au retour aux

escoles de marine qu'on pourroit establir dans tous ports.

En Angleterre, ils n'oublient rien de tout ce qui peut contribuer a faire des matelots, et mesme, pour n'en pas laisser diminuer le nombre, il leur est deffendu de servir les Princes estrangers, en sorte Comme a est que, quand un vaisseau d'Angleterre en rencontre un autre, le capi- «ÏI taine envoye reclamer tous les Anglois qui s'y pourroient trouver, les 8ervir les doit retirer, et obliger mesme le capitaine du vaisseau estranger de estrangers-1 leur payer ce qui leur est deu pour les obliger par ce moyen a se declarer eux-mesmes.

Ils ont encore un bel establissement en Angleterre qui doitattirer nu sotag qne beaucoup <de gens a la marine et doit estre d'une grande consolation ^ 'edees pour tous ceux qui s'y sont attachez. C'est au'en nas mi'iU aniont o=f™_ AnrfX™^

piez dans le service, ils sont assurez que 1'on aura soing d'euxetque, ceVq"."..™? s ils viennent a estre tuez, leurs veuves et leurs enfans ne sont pas morts d.ans u

uesnuez ae toutte assistance. Fremierement, a 1'esgard des estropiea, pourveu qu'ils se puisseut traisner et qu'ils ayent encore assez de forcè et de courage pour aller sur mer, ils peuvent servir dans quel vaisseau il leur plaist, quand mesme le capitaine ne le voudroit pas, peuvent recevoir la paye, et s'en aller sans congé quand bon leur semble. Mais, comme il y en a bien qui ne peuvent pas proffiter de eet avantage, on en entretient jusques a 1500. Et quant aux autres on leur donne une recompense une fois payée. Chaque membre du corps a son prix,

service.

Sluiten