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Puisque j'en suis sur 1'equipage et les avantages qu'ont les matelots Com™tetnt jSOnt dans le service d'Angleterre, je ne veux pas finir ce discours sans avoir malades dana encore parlé du bon traittement qu'ils recoivent lorsqu'ils tombent l armee, malades dans 1'armée. Premierement, tant qu'ils sont dans leur vaisseau, le chirurgién en doit avoir un soing tout particulier, et pour eet effet le purser, qui est 1'escrivain, a ordre de ne luy rien refuser de tout ce qui luy est necessaire, mais, comme on ne les y laisse pas longtemps, a cause du mauvais air qu'ils pourroient aporter au vaisseau, ordinairement on en fait suivre un ou deux particulierement, lorsqu'on se prepare a un combat, pour y pouvoir mettre tous les blessez et les malades de 1'armée. Lorsque ces vaisseaux ont a peu pres leur charge, ils les aportent dans les premiers ports qu'ils rencontrent, oü il y a Dn soing que tousjours un chirurgién entretenu de la part du Roy pour eet effet. 1 ""^"ports"18 C'est a luy a qui ou les consigne, et, en cas qu'ils soient en trop grande quantité, en sorte qu'il ne puisse pas subvenir a tous, il le fait scuvoir au Navy Office, qui aussytost luy envoye d'autres chirurgiens de Londres pour luy ayder. Ces chirurgiens mettent ces malades chez differents bourgeois qui sont obligez de les nourrir, coucher et blanchir pour un chelin que le Roy leur donne par jour pour chaque matelot, dont la paye cependant court tousjours sans qu'ils en perdent quoy que ce soit pour tout le temps qu'il est malade; et, en cas qu'il vint a mourir, sa veuve ou ses enfans peuvent demander ce qui luy estoit deu et on le leur donne, sans prejudice de 50 jacobus a quoy ils sont taxez par les ordonnances.

Presentement que j'ay rapporté tout ce qui concernoit 1'equipage, qu'on a veu les avantages qu'elle avoit et la paye qu'on luy donne, il ne me resteroit plus qu'a voir comme ou doit proceder pour leur payer par avance aux officers et matelots quelque quartier de leurs gages devant que 1'armée parte. Mais, comme ils ne doivent rien Comme l'équirecevoir qu'avec retour, je diray seulement, de peur que cela ne par- Retour roisse trop estrange, ce qu'on fait pour les obliger a pati enter jusques du voyage. a ce temps la. Premierement, comme, pour 1'ordinaire, un matelot ne s'engage point dans un voyage un peu long qu'il n'ait besoin d'achepter quelques hardes, pour obvier a eet inconVenient, on oblige 1'escrivain du vaisseau de porter touttes les choses qui peuvent estre a leur usage, dont le prix est reglé par le Navy Office, pour qu'il ne puisse pas leur surfaire, et lorsque durant la campagne ils luy vont demander quelque chose il le leur donne a credit en presence de deux matelots, >et on reprend au retour la valeur sur leur paye. Mais comme, outre ce, il faüt 'que quelques-uns laissent de 1'argent a leur familie pour la faire subsister durant leur absence, ou ne peut se deffendre de leur donner des billets avant le depart ou durant le voyage, qu'ils envoyent a leur femme, en vertu desquels elles vont recevoir ce qu'on leur a accordé. *f"P,'*

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