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premier feu, en mettent encore un autre a trois pieds au dessus, au baston de leur pavillon.

Chaque vaisseau de 1'armée doit suivre le pavillon auquel il est Ce ?ue chaque attaché et faire tous ses efforts, en cas qu'il soit derrière, pour le obser^ër^u rejoindre. Lorsque l'on revient a 1'ancre, il doit avoir soing de mouiller reg"d.de 80n tousjours proche de luy, et, quand on est a la voile, prendre garde P"VI 0°' de ne le point passer, hormis en donnant chasse ou estant dans le combat, selon 1'ordre qu'il en aura receu, en observant toujours cependant d'arriver sous le vent de luy par son arriere.

Pour empescher lorsque l'on revire ou que l'on est sous voile que 0rdre P°ur u les vaisseaux ne s'embarassent les uns les autres en se disputtant le marchevent et la place, 1'ordre est que le plus petit doit ceder au plus grand, et, en cas qu'il se rencontre deux navires de mesme grandeur, le plus jeune capitaine cede au plus vieux, sous peine de perdre trois mois de paye pour la première fois, qui sont destinez pour les estropiez, quatre mois pour la seconde, et la troisiesme sous peine d'estre cassé.

Pour assembier conseil, soit de capitaines ou de maistres d'un Des s'gnau*. escadre seul ou de toutte 1'armée, ils ont des signaux differens, et c'est ainsy qu'ils se font entendre sur touttes choses, n'y ayant point de major pour porter les ordres.

Lorsque les vaisseaux se sont separez et que quelques uns d'eux viennent a se rencontrer, le capitaine du premier demande a 1'autre d'oü est le navire, 1'autre repond: au Roy Charles, et 1'autre repart: prospere.

Voila en general ce qui concerne la marche des vaisseaux d'Angleterre. On pourroit bien donner un detail de tous les signaux qui s'y font, selon les occasions, mais ils seroit inutile, puisque cela change tous les jours et qu'il est indifferend de quelle maniere ils soient, pourveu que l'on se puisse entendre.

Pour ce qui est des saluts, je diray seulement comment ils sont Des salutsreglez parmy eux, veu qu'a 1'esgard des estrangers, ils ne s'executent quelquesfois pas de mesme. Us pretendent que leurs mers s'estendent jusques au Cap Pinistere, sans rien exeepter de toutte la coste de France, et que par consequent dans touttes ces mers leurs vaisseaux nont a baisser leur pavillon pour qui que ce soit, que, bien au contraire, quelques bastimens qu'ils y rencontrent, ils doivent 1'attendre pour Pobliger par force et ammener en cas qu'il le refuse. Et si c'est un marchand anglois qui se soit fait arrester pour ne s'estre pas mis d'abord en son devoir, ils le doivent faire venir a bord et luy faire payer les coups qu'il se sera fait tirer sur luy. Dans les autres mers, les capitaines de vaisseaux ont ordre de ne point abaisser leur pavillon que ceux des autres Princes ne 1'ayent fait auparavant ou en mesme temps, excepté pourtant dans les havres ou rades, ou a la portée du canon d'une forteresse, ojü ils se doivent conformer a la coutume du

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