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d'avril prochain, et elle prendra soin d'en faire porter pour deux autres mois des ports du Havre et de Dieppe a Chatan dans les magazins que le Roy d'Angleterre a fait donner, afin que lorsque 1'armée Angloise y relasuhera pour y prendre des vivres ou pour autres causes, celle de France y püisse aussy prendre lesdits deux mois de vivres pour pouvoir demeurer en mer jusques au dernier octobre. Suivant ce qui a esté convenu aVee ledit Roy d'Angleterre, S. M. tiendra audit lieu de Chatan un commissaire général ou particulier de Marine pour prendre soin dn radoub des vaisseaux en cas qu'il en soit besoin, et mesmes pour fournir tout ce qui luy sera necessaire en cas de combat.

En cas que la flotte Angloise soit obligée d'entrer dans la Manche pour y joindre celle de France, ou en quelque lieu que la jonction se fasse, ledit viceadmiral exécutera tous les ordres qui luy seront donnez par M. le Öuc d'Yorck ou par celuy qui commandera 1'armée d'Angleterre, et qui montera le vaisseau portant le pavillon rouge admiral, et soit que la jonction se fasse dans la Manche ou aux Dunes, S. M. veut que ledit S.r viceadmiral salue le pavillon rouge admiral d'Angleterre de treize coups en le rendant de mesme nombre de coups sans plier ny fresler le pavillon de part ny d'autre, et mesme S. M. luy permet a cause de 1'inégalité des pavillons de se départir du mesme nombre de coups, et de se conteuter d'en recevoir deux moins. Et comme il tiendra le rang du pavillon blanc d'Angleterre qni est le second, S. M. ne donte point que le Roy d'Angleterre ne donne ordre au pavillon bleu qui est son troisième pavillon, de salner le pavillon de S. M., et en ce cas elle veut qu'il luy rendre coup pour coup. Mais si ledit Roy demande que ces deux pavillons ne se saluent point réciproquement, S. M. veut que ledit S.r viceadmiral en convienne.

Pour le surplus, S. M. estime qu'il sera de 1'advantage dn service commun tant de S. M. que du dit Roy d'Angleterre, que tous les autres vaisseaux ne se saluent point réciproquement. Dans tous les conseils ledit S.r viceadmiral, le lieutenant général, et le chef d'escadre tiendrout le rang porté par ledit traitté. S. M. ne desire point qu'aueun autre capitaine y assiste, si ce n'est par l'ordre exprez de l'admiral Anglois.

Elle veut que ledit S.r viceadmiral evite autant qu'il luy sera possible les destachemens, et qu'il fasse en sorte que tous les vaisseaux de sa flotte demeurent toujours ensemble, mais en cas que la nécessité du service oblige a faire des destachemens, elle désire qu'il fasse en sorte s'il est possible que les vaisseaux des deux nations ne soient point meslées, afin d'éviter le commandement des Anglois. Mais en cas qu'il ne le puisse éviter, elle veut qu'il obsefve que le vaisseau Anglois soit tousjours supérieur en rang aux vaisseaux Francois qu'il d'étachera. Pour le salut des places maritimes d'Angleterre, S. M. veut qu'il observe a eet esgard ce qu'il verra ou scaura certainement estre pratique

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