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dans ud combat. Cependant, toutes les nouvelles que nons en avons receu depuis le dernier changement de vent de Test an sud-est ne sont gueres certaines; les dernieres portent que la flotte hollandoise s'estoit retirée vers Aelburgh, et comme M. le duc d'Yorck avoit fait un bord vers Calais pendant que le vent d'est souffloit encores, pretendant ranger la coste de Flandres, et par ce moyen gaigner le vent sur les Hollandois et les empescher de se retirer vers leurs costes, il est arrivé que le vent s'est trouvé au sud-oëst, est qu'ausy ladite flotte hollandoise se tronvant audit lieu d'Aelburgh aura eu une grande avance et le vent favorable en sorte qu'elle se sera peu retirer; neantmoins le S. de Vauvré m'escrit du 28 que nostre flotte, ayant effectivement rangé le mesme jour la coste de Flandres, le vent estant au sud d'est, on a entendu lorsqu'elle a esté environ a huit lieues de Calais tirer quantité de coups de canon jusque sur les sept heures du soir, ce qui a fait croire que nottre flotte donnoit chasse aux ennemis, et le Roy mesme a dit qu'aparament cette journée ne se passera point sans que les deux armées se rencontrent. Nous avons a present 85 bons vaisseaux de guerre trés bien armez et environ 25 brulots dans la flotte, et je vous asseure que le roy d'Angleterre fait tous ses efforts et s'espuise mesme pour fortiffier de jour a autre son armée navalle et de vaisseaux et de brulots, mais je vons avoue que s'il lenr arrivoit quelque disgrace, il ne leur reste ancun fondz pour y remedier. Nous attendons avec bien de 1'impatience des nouvelles. Cependant, je crois que les Hollandois qui ont toujours le vent sur nons n'ont autre dessein que de nous attirer sur leurs costes, et quelque envie qu'ayt M. le duc d'York de leur donner combat, il ne le fera point qu'en pleine mer ou dans la Manche, ainsy je suis toujours persuadé que nostre flotte demeurera vers le Doggersbanc jusques a la fin de juillet, que le retour de la flotte hollandoise des Indes poura forcer les ennemis a un combat.

J'informe M. le marquis de Seignelay de tout ce que je vous escris, et je continueray a luy rendre compte directement de tout ce qu'il y aura de considerable icy.

M. le vice-admiral n'a pas jugé a propos qu'on deschargeast aucun mast ny agrès des flutes qui sont a la suitte de 1'escadre de S. M. Cependant, je suis de mesme advis que M. de Vauvré qu'il auroit esté fort necessaire d'en avoir icy la plus grande partye, les plus grandz radoubs ne se pouvant faire selon mon sens que dans les ports.

Je vous suplie trés humblement de me faire savoir si vous avez donné quelqu'ordre a Dunkerque, Calais et autres ports de France pour y recevoir les malades et blessez de 1'escadre du Roi, et au cas qu'on en amène quelques-uns en Angleterre, si vous ne voulez pas qu'ilz y soient traitez comme les Anglois et au mesme prix que le

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