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epuipages doivent estre plas forts qu'ils n'ont esté cette année *) Monsieur. Comme je n'ay pas voalu me plaindre, dans lememoire que jay fait pour S. M., de quelques capitaines qui ne font pas veoir toute la chaleur qui seroit necessaire, j'ay creu aussy de son service de vous en informer en particulier, ce que j'ay chargé le porteur de cette lettre de faire; mais, comme il est difficile d'y apporter du remede, il faudra attendre au retour de la campagne a le tesmoigner aün de ne pas nous descrier nous mesme, d'autant plus quelafortune a voulu qu on n'aye rien fait d'indigne des armes du Roy ni de honteux, et que 12 on 15 vaisseaux ont soustenu le feu de 43 ennemis, sans qu'ils ayent osé rien entreprendre sur nous, estant soubz le vent' ni nous avoir fait plier un seul moment. Ce n'est pas que, si l'on eut este secondé, on faisoit la plus belle action du monde et la plus glorieuse, et je suis persuadé que les Hollandois eussent esté bien embarasses. L'aide-major vous dira encore plus particulierement toutes choses, et j auray 1'honneur de vous escriré encore et vous adresser des memoires pour S. M. a la première occasion. Nos trois volontaires ont bien fait leur devoir, et M. de Seissac espère que le service qu'il a rendu sur ce bord peut estre agreable a S. M. Tambonneau s'est fait porter de terre oü il estoit malade, et pour S.'Amand, Monsieur, vous le cognoissés assés pour ne rien adjouster a la bonne opinion que vous avez de luy.

( - Comme vous aimés M. de S.* Amand, je doibs vous dire encore que J ay beaucoup de sujet d'estre satisfait de luy en toutes rencontres.

41. D'ESTRÉES AAN COLBERT, 10 Juni 1672 *).

Monsieur. Quoyque vous soiez informé de tout ce qui s'est passé depuis le 7* jusques a hier 9«, que je depeschay 1'ayde-major des vaisseaux pour en porter les nouvelles au Roy, et que j'avois aussy charge de vous envoyer de Calais un courier exprez avec le duplucata des depesches escrittes a S. M., je ne laisse pas de renvoyer une des doublés chaloupes que m'a envoyé M. flubert pour vous aprandreque Ion continue la route de la Tamise, oü beaucoup de vaisseaux anglois aussy bien que les nostres ont besoin de rentrer pour se racommoder. Fendant le temps qu'ilz y seront, il me semble qu'il ne faudra pas differer d envoyer querir les vivres et les munitions de guerre qui sont a Dieppe et au Havre. Mais, comme j'ay desja eu 1'honneur de vous mander, je ne croy pas que les 150 milliers de poudre de Dun-

1) Het volgende bij een anderen brief aan Colbert van denzelfden dag (B N, Mélanges Colbert 160. pp. 278-280). „A la haotenr de Harwich, presqne a mi-canal».

2) R. N. - Mélanges de Colbert 160, pp. 298-302. - Plaats niet aangegeven.

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