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j.Jn "PE'0:P0Slrri0NS snr ]es advantages qne l'on pourroit tirer des Estats d Hollande pour 1'augmentation dn commerce dn royaume", 8 Juli 1672

Si le Roy assujettissoit toutes les provinces sujettes ou qui composent es Estats des Provinces-üuies des Pays-Bas, leur commerce devenant le commerce des sujets de S. M., il n'y auroit rien a desirer davantage, et si b. M. dans la suitte, examinant ce qu'il y auroit de plusadvantagenx a faire pour Ie commerce de ses anciens et nouveaux sujet« estimoit du bien de son service de partager les advantages dudit commerce en retranchant une partie de celui des Hollandois pour le faire passer es mains des Francois, il seroit facile d'en trouver les expediens auxquels les nouveaux sujets seroient obligés de se sousmettre Mais si S. M. remet les Estats dans leur souverainete', qu'ils n'ont pas deffendue, et qu'elle veuille bien se contenter de leur imposerdes conditions qm tournent a 1'advantage de ses sujets, il faut cönsiderer que les Hollandois ont six principaux commerces, en chacun desquels b. M. peut tirer de grands advantages pour ses sujets.

Le premier est celui qu'ils font en France, sur lequel S. M. pourroit les obliger de revocquer les deffenses de 1'entrée des vins, eaues de jie et manufactures de France qu'ils ont faites, en annullaut le traicté de 1662, remettre le Roy dans la liberté de mettre telles impositions quil luy plaira sur leurs vaisseaux navigans dans les ports du royaume et sur toutes leurs marchandises et manufactures.

Le second commerce est celui du Nord, sur lequel il est difficile de leur rien demander, mais aussi est-il certain que S. M. ayant conquis tout leur pays, les estats du Nord, qu'ils ont traité fort durement, les considereront beaucoup moins qu'ils n'ont fait par le passé, et leur osteront mseusiblement beaucoup de preferences qu'ils avoient usurpées ou exigees par des traités, et ainsy le commerce des sujets du Roy augmentera sans difficulté a proportion que le leur diminuera.

Le 3« est celui qui se fait a la barre de Cadis, oü au retour des galhotes et des flottes de Nouvelle Espagne, se fait le partage entre les differentes nations de 1'Europe de toutes les richesses qui viennent du rerou.

II est de mesme trés difficile de leur rien demander sur ce commerce Le 4 est celui de Smirne et des autres eschelles de Levant. Ce

commerce vaut tous les ans dix a douze millions de livres a la Hollande. bi 8. M. vouloit leur deffendre 1'entrée dans la mer Mediterranée,

et leur enjoindre de retirer leur ambassadeur a la Porte et leurs consuls

des eschelles, il est certain que ce commerce passeroit presque entier

entre Jes mains des sujets de S. M.

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