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lettres d'amitié qu'il 'luy a escrit, et je croy aussi être obligé de luy faire scavoir que je voy que l'on commence desja a s'en formaliser, c'est pourquoy Monseigneur taschez a garder quelque mesure, afin que vos amis ayent lieu de vous servir et vous conserver 1'estime que le Roy a pour vous, laquelle paroist assez dans les advances qu'il vous a faites dans ses lettres, auxquelles si-vous n'y respondes point, j'ay peur que cela pourroit entraisner avec soy de tres mauvaises consequences, lesquelles tomberont sur vous, et que vous ne perdrez pas seulement 1'amitié du Roy mais aussi 1'affection de tout le Parlement, et par consequent de tout le Royaume, auprès duquel de Roy pour se deseharger sera obligé de faire vous les advances qu'il vous a faites, et comme vous les avez negligées. La crainte que j'ay qne cela n'arrive,' et le zele que j'ay pour V. A. me fait 1'advertir de cecy. C'est pourquoy je la prie de ne m'exposer point et de mesnager eet advis et y faire une serieuse reflection. Attendant de ses nouvelles avec impatience, je suis (etc).

101. „MÉMOIRE DU ROY au S.r comte d'Estrées", 9 Sept. 1672 i).

En réponse a ses lettres des 15 et 24 d'aoust 2), S. M. a esté bien aise d'apprendre tout ce qui s'est passé sur la flotte. Elle désire qu'il continue de luy en donner advis par toutes les occasions qu'il aura, et pnncipalement des resolutions qui seront prises pour 1'action des flottes pendant le reste de la campagne.

Elle désire aussy qu'il luy rende compte de 1'estat auquel sont les vaisseaux de S. M., s'ils sont tous ensemble, oü si aucuns d'eux se sont separez du pavillon, et quelle raison ils ont eu de le faire. S. M. a esté fort aise d'apprendre que ses vaisseaux soient en meilleur estat que ceux des Anglois; et elle désire qu'il continue de les maintenir en eet estat autant qu'il sera possible.

Sur ce qu'il a escrit qu'il a envoyé une fregate a Dunkerque, Calais et Boulogne pour en retirer les matelots guéris, et les faire servir sur a flotte pendant le reste de la campagne, il doit estre adverti que lesdits matelots se sont retirés dans 1'incertitude s'il les envoyeroit reprendre ou non. Une autre fois il sera nécessaire qu'il advertissede bonne heure, afin qu'ils soyent conserve's jusques a ce qu'il envoye des bastimens pour les reprendre. S. M. désire qu'il s'informe particulierement de tout ce qui se pratique en Angleterre au sujet des matelots estropiez, et des recompences qui leur sont accordées, et qu'il en envoye un mémoire par la première occasion.

iLerr?'r VanTre' ayant sceu » 1'advance 1'arrivée de la flotte a 1'entrée de Ia Tamise, elle ne doute point qu'il n'ayt donné tou$ les ordres

1) A. N., Marine B' 17. — „Fait a Vcrsailleg",

2) Niet aangetroffen.

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