Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

desja ordonné-en cas de pareille rencontre, et les soins que prend

I ambassadeur de nous assister autant qu'il est possible.

II est aisé de juger qu'on a consumé beaucoup de poudre et de munitions en deux actions qui ont dure' la première prés de neuf heures, 1'autre sept.

On pent assurer 8. M. avec autant de ve'rite' que de respect que J odt considere a Londres comme dans cette armée que l'escadre de

M. est un puissant seconrs dans cette guerre et que lebonheurqui accompagne ses armes partout aussy bien que 1'esprit avec lequel elle amme ses troupes comance aussy a se répandre dans sa marine, et en effet je ne doutte pas que le discours que S. M. tint eet hiver n ait excité fortement tons les capitaines.

Je ne dois pas oublier que le capitaine d'un vaisseau anglois appellé le Cambridge publie qu'il a esté sauvé par l'eseadre de France et particulièrement par le commandeur de Valbelle qui fit trés bien en cette occasion.

On en a use' de nostre part avec beaucoup de discrétion et de modestie, et on a pense' qu'il valoit mieux se laisser louer par les alliés et les ennemis que de prévenir les lonanges qui ne manquent jamais lorsqu elles sont fondées sur la raison et la vérité.

158. COLBERT DE CROISSY AAN COLBERT, 19 Juni 1673»).

Je n'ay point esté honoré de vos lettres par eet ordinaire, cependant jesperois bien que j'en recevrois qui me tdreroient de 1'embarras oü je suis. M. le comte d'Estrées me mande que vous faites éqniper deux bruslots au Havre, mais qu'il en faut encores acheter trois icy, affin quil y en ayt au moins deux par division et trois pour la sienne. Le roy dAng eterre m'a aussi tesmoigné qu'il n'en falloit pas moins; en effect les Anglois en auront beaucoup d'avantage pour chacune de leurs escadres, et vous s9avés que les ennemis sont tousjours plus forts eh bruslots que nous. Mondit sieur le comte d'Estrées fait estat aussi des 144 milliers de poudre qu'il y a an Havre, mais et luy et M. de Vanvre m escnvent qu'il en faut encores acheter ici 100 milliers indispensablement, et a vous dire le vray, le roy d'Angleterre me parroist sy tort amme contre les Hollandois que je crois qu'il faut compter sur un troisième et peut-estre un quatrième combat. Ainsy ce que l'on me demande de poudre n'est point èxcessif. De plus, outre les bouletz que vous envoyes du Havre, on en demande encores 11.000, tant de ƒ4 que de 18 livres. II y aura encores beaucoup d'autres despenses a iaire, tant pour le mats que le roy d'Angleterre nous a fait donner pour le vaisseau la Reyne que pour d'autres choses que l'on ne peut

1) A. E., Angleterre 109, ff. 228-229. - Uit Londen. ii

18

Sluiten