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une trés grande estime par tout ce qu'il a fait dans le vaisseau le Deventer. Enfin je vous avoüe qu'il n'y a personne qui ne mérite des louanges particulières, et que c'est une chose surprenante que, dans une marine renaissante, vous ayés peu trouver 30 capitaines et une infinité d'autres, tant capitaines en second qu'offieiers subalternes, parmy lesquels on peut dire qu'il n'y a point de rebut. Mais, quant aux mattelotz et soldats, je ne vois presque point d'officiers qui ne s'en plaignent, an lieu que l'année dernière ils se louoient fort des premiers. Je dois encore vous dire que S. M. ayant sujet d'estre satisfaite de tous les capitaines, il semhle qu'il seroit de son service de leur accorder la mesme chose pour 1'entretien de leur table et de leurs volontaires, les derniers mois de la campagne, qu'elle leur a fait donner pour les premiers, _n'y en ayant point parmy eux quy n'employent bien eet argent, ny guères de volontaires qui ne méritent bien qu'on les entretienne; et, s'il y en avoit mesme davantage, on s'en trouveroit bien dans les abordages.

168. SEIGNELAY AAN D'ESTRÉES, 1 Juli 1673 »).

J'ay rendu compte an Roy du contenu de vos lettres des 20 et 23 de ce mois *), et S. M. a esté surprise de la résolution que le Prince Robert a prise de faire entrer les flottes jusques a Schernesse, estant bien dificile qu'ayant engagé les vaisseaux si avant dans la rivière ils n'y soient retenus par les vents, et il est mesme a craindre que Rhuiter estant aussy habile qu'il 1'est ne fasse une grande diligence pour faire raccomoder les vaisseaux de la flotte de Hollande et venir ensuite se mettre a 1'entrée de la Tamise pour empescher la sortie desdits vaisseaux. S. M. ne doute point que suivant les ordres qu'elle a donnéz pour faire fournir tout ce qui est nécessaire a ses vaisseaux ils ne soient aussytost prests a estre remis en mer que les Anglois, et mesme aussy bien pourveus de toutes choses qu'ils 1'estoient au commencement de cette campagne.

Vous avez appris par les lettres de mon père et les miennes que devoient partir du Havre 3 vaisseaux armez en bruslots et 4 bastimens pour faire de l'eau, qui devoient porter a l'armée 140 miliers de poudre, une grande quantité de boulets, du parchemin, des cordages, et tout le reste des marchandises contenues dans 1'inventaire qui en a esté envoyé au S.r de Vauvré, et je ne doute point que ces bastimens ne soient a présent arrivés a la flotte.

Le S.r Hubert m'escrit de Dunkerque tout ce qui lui avoit esté demandé de ce port; qu'il faisoit faire un denxième pont a la Subtile

1) A. N., Marine B« 22. — „Au camp de Mastrick". — Vgl. voor de belooningen n°. 146 hiervóór.

2) Niet aangetroffen.

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