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ouverture de cette pensee, niais sy vous croyez qu'elle ne desplaise pas a S. M., vous en ferez faire, s'il vous plaist, la proposition par M.r de Seignelay.

C'est la Compagnie des Indes Orientales qui doit expédier les ordres que j'ay demandes pour le gouverneur de Musulpatan et des autres places qu'elle possède dans les Indes, mais mylord Arlington, qui a dit aux directeurs de cette Compagnie les intentions de roy son maistre, s'est chargé aussy de retirer lesdits ordres et de me les envoyer. Mon secrétaire est encore allé ce soir les solliciter pour les joindre a ma lettre.

L'affaire du S.r Jacques, touchant la violence qni a esté faite a son vaisseau par les Anglois dans la rivière de Gambia a esté playdée devant le Roy d'Angleterre la semaine dernière, et ce prince a esté nostre avocat et nostre juge équitable contre les surprises des trois plus habiles avocats de cette ville, qui playdoient pour la Compagnie de Guynée, en sorte qu'elle est condamnée aux dommages et interests au dire de marchands dont les parties conviendront. Le S.r Bar continue a poursuivre cette affaire avec son zèle accoustumé, mais pour 1'afiaire de Bienvenu, s'il ne vient point icy, il n'y a rien a en espérer, et je puis vous dire qu'on n'a rien obmis pour en tirer justice.

212. COLBERT DE CROISSY AAN SEIGNELAY, 29 Aug. 1673 i).

Je ne doute point que vous n'ayés desja apris par 1'arrivée de M.r Chapelain tout ce qu'a fait l'escadre de S. M. dans le dernier combat, mais, quoyqu'elle y ait tenu toute la conduitte qu'on pouvoit désirer de braves et habiles gens, M.r le prince Bobert n'a pas laissé que de la blasmer extremement par ses lettres, en sorte qu'a peyne ses courriers sont-ils arrivés que le bruit a couru par toute la ville que les Francois n'avoient rien fait qui vaille, et qu'ils estoient d'intelligenee avec les Hollandois. Cette première impression a dnré pendant deux jours aussy bien a la cour que dans la ville, mais M. le Major estant arrivé samedy la nuit, je luy fis le lendemain avoir une longue audience du roy d'Angleterre a son lever, dans laquelle il contenta fort ce prince et luy donna moyen de désabuser toute sa cour de ce qu'elle avoit pu croire au préjudice de l'escadre de France. II est vray que ledit roy et M.r le duc d'York avoient desja fait par avance tout ce que je pouvois désirer d'eux, et que S. M. Brittaunique m'avoit mesme advoué que ces fascheux bruits estoient de purs effectz des mauvaises intentions du prince Bobert, de la conduite duquel il m'a tesmoigné estre fort mal content. Mais comme il a bien des

•1) B. N. — Mélanges de Colbert 106»», ff. 452—153. — Uit Londen.

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