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lendemam nous trouvant dans un grand calme qui étoit le 9« nous nous raccomodanes tous un pen chacun, et comme nous ne vimes point les ennemis nous jugeames qu'ils en faisoient autant. Le 10e nous fismes vent vers le phare, et renconstrames ensuite M. le marquis Dalmeras qui nous vint joindre avec 10 vaisseaux, une fre'gate et 4 brulots; aussytost nous fïmes route pour chercher les ennemis, et 1'après-minuit les trouvasmes aussi qui avoient joints les Espagnols. Le 11« nous estions a la veue 1'un de 1'autre avec un vent fraix, et eux 1'ayant sur nous tout le jour nous travaillamses a nous mettre en ordre de bataille

J'oublois de dire qne sur la fin de nostre combat les ennemis coulerent le brulot du chevalier de la Galissonnière a fonds.

235. „RELATION du combat donné entre l'escadre des vaisseaux du Roy commandée par le Sieur du Quesne, lieutenant général des armées navales de S. M., et la flote des Espagnols et Hollandois, sous le commandement du lieutenant amiral Ruyter, le 8 janvier 1676, entre les Isles de Stromboli et les Salines" »).

Nos ennemis peu accöutumés aux succès heureux, connoissant que leur peuples découragés ont besoin d'estre soutenus dans les extrémités ou ils sont réduits par quelque nouvelle favorable, s'abandonnèrent a des temoignages publics de joye, sur les premiers bruits répandus sans fondement d'une victoire remportée en Sïcile.

Leurs nouvelles imprimées publièrent, que l'on ne srauroit ezprimer la joye que le Vice Boy de Sicüe avoit des bonnes nouvelles qu'il avoit recues par diverses félouques, qni avoient porté des avis certains, que 32 vaisseaux de guerre francois voyant ceux de Holande et d'Espagne joints avoient reviré pour se retirer et éviter le combat: mais que l'admiral Muyter, toujours altentif pour acquèrir de la gloire, s'estant fait remarquer par 9 galères d'Espagne investit les Francois, et les combaltit pendant deux jours: que cêdant a la valeur et a la bravoure du lieutenant-amiral Buyter ü leur avoit vu prendre la fuite vers la Provence avec 16 vaisseaux fort maltraités, tout dévalises, les autres ayant esté coulés a fond, brulés ou pris.

Que les fuuards

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™"* ^ues oatimens vers Messine avec le prince de Montesarchio pour empêcher la sortie a dix vaisseaux de guerre francois qui estoient aans le port, et 1'entrée d'aucun vaisseau de guerre et de provision qui estoit le grand coup; que les Espagnols n'avoient perdu qu'une galère et les Holandois un vaisseau qui s'estoit entr'ouvert: que les Francois avoient abandonné la ville de Messine, et s'estoient relirês darts les forts de Salvador, Matagrissonne et autres, avec tous les vivres, se souciant peu de voir mourir de faim tous les Messinois. Que lecardinal

1) A. N., Marine B4 7. - Gedrukt. - Genoemd bij Brandt, 949

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