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change deux jours devant qu'aller aux ennemis, pour me mettre sur VAymable qui est commandé par M. de la Barre. II passé pour avoir mieux fait qu'aucun, aussy il a eu tous ses mats et ses vergues coupés.

Je croy que nous partirons bientost pour aller a Toulon chercher le convoy, oü nous ne serons pas longtemps.

246. VALBELLE AAN SEIGNELAY, 3 Mei 1676»).

Si M. Dalmeras eut survecu au combat que nous avons doné contre les flotes enemies, je me garderois bien de vous rendre compte de ce que sa division a fait, mais en ayant eu le commandement par sa mort, je vous suplie de trouver bon que je vous mande les particnlarités de 1'action de 1'avant-garde. Le 20 d'avril la flotte partit de Messine pour aller vers Auguste qu'on croyoit assiégée par mer et par terre. Le 22 a la pointe du jour nous découvrismes la flote ennemie au sud-est; le vent estoit nor-ouest, et il y en avoit peu. A dix heures le sud-est soufla, et les ennemis arrivèrent sur nous; je comptai 33 vaisseaux, 1 polaire, 8 galères et 2 matelotes. Quelque tems après nous vismes sortir du port d'Auguste la Syrme, qui nous joignit en leur présence.

M. Ruyter commandoit 1'avant-garde, 1'amiral d'Espagne estoit au corps de bataille, le vice-admiral et contre-admiral d'Holande a l'arrière-garde. M. Gabaret commandoit la nostre, M. Duquesne le corps de battaille, et M. Dalmeras 1'avant-garde, s'estimant trés henreux d'avoir a se batre contre un admiral de la réputation de M. Rutther. Sa division estoit composée de 3 galères, de 4 bruslots et de 14 vaisseaux. II y en avoit quatre devant luy, et cinq derrière, ayant leurs prolongées comme s'ils nous vouloient aborder. Je crois que c'estoit pour nous taster le pouls et voir si nous plierions, mais ayant pris conseil de M. Dalmeras, qui alloit au plus prez, ils se résolurent sur nostre mine et sur notre contenance de conserver !e vent et de s'y ranger quand ils furent a une portée de mosquet; nostre manoeuvre sans doute les surprit et je vous puis fort véritablement asseurer qu'il y avoit aparence que toute la flote euemie alloit fondre sur nostre division et 1'enveloper auparavant qu'elle put estre secourue, paree que nous avions forcé de voiles, M. Duqueme nous en ayant fait faire le signal, et luy n'avoit que ses deux hunyers. Par la vous voyez que nous nous éloignions d'une ligne de nostre corps de bataille et que nous nous approchions des ennemis qui venoient fièrement et en diligence sur nous; nous fusmes quelque temps a nous regarder de fort prez sans tirer, et le combat eommenca par un canonier du Pompeux qui de son chef et sans ordre mit feu au canon qu'il

1) A, N., Marine B< 7. — Uit Messina.

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