Geen zoekvraag opgegeven

Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

"envahisseurs pour qu'elle ne songeat pas d la "barbarie "du gouvernement", le vil agent provocateur ajoute: Pour "non ultramontains la Patrie c'est Rome..:' et plus lom "....que la Belgique se jetterait tot ,ou tard dans les bras de "la Fratice pour échapper enfin au joug de trente années de "gouvernement clérical."

Quel politicien de bas étage ne faut-il pas etre, pour se permettre de telles insultes par les temps tragiques que nous vivons, alors qua cette date fatale de 1'insolent ultimatum du 2 Aoüt' 1914, on a spontanément dans toute la Belgique, fait trève aux divisions politiques, et dès le moment ou notre bien-aimé Souverain a fièrement relevé le gant, il n'y avait plus dans notre pays ni catholiques, ni libéraux, m socialistes, ni flamands, ni wallons, il n'y avait plus qu'un seul Parti: le Parti de la Patrie! Les Beiges sentant en danger et leur chère Patrie et les libertés pour lesquelles leurs^ ancètres ont généreusement versé leur sang, se sont groupés comme un seul homme autour de leur Roi et de la familie ^ Royale en faisant le serment de se sacrifier, au besoin jusqu au^ dernier, pour maintenir intact le patrimoine sacré de nos pères. L accord des partis dans notre pays, si divisé en temps normal par les diverses idéés politiques, est une chose vraiment touchante, gar tous les patriotes sincères ont senti des le premier moment, que pour vaincre, il fallait appliquer notre belle devise nationale "L'Union fait la 1<orce , et notie clairvoyant Souverain a cimenté cette union en adjoignant aux Ministres catholiques, des Ministres pris dans les divers partis politiques, de sorte que notre Gouvernement est aujourd hui, plus que jamais, 1'émanation de la Nation toute entiere. Une autre preuve de eet acc-ord patriotique réside dans le fait qu'ici en Hollande, comme aussi en Angleterre et en France, nous voyons les chefs des divers partis politiques beiges se tendre fraternellement la main, dans un Sdmirable oubli de ce qui les séparait naguère, pour ne plus songer aujourd hui qua ce qui les unit, et je souhaite du fond du coeur que eet exemple d'abnégation soit suivi par tous mes compatriotes restés au pays, et qu'ils ne prêtent pas 1'oreille au langage hypocrite de nos plus mortels ennemis. Certes, après la guerre, il y aura encore dans notre pays des catholiques, des libéraux, des socialistes, mais j'ai la conviction qu'alors nos luttes politiques seront moins apres, parceque nous aurons souffert en commun, que nous apprécierons d'autant plus la grandeur de notre chère Patrie et nous nous consacrerons davantage a la reconstituer, a la rendre plus forte et plus belle que jamais; nous atteindrons ce résultat en abandonnant^ autant que possible nos disputes catholiques, libérales et socialistes, et en tachant de nous grouper dans un grand Parti National, qui laisserait a chacun son idéal politique ou religieux, pour ne s'occuper que du bien-être général, et de toutes les

Sluiten