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guerre heureuse pour 1'Allemagne, celle-ci aurait simplement mis la main sur les plus belles colonies de la France, qui aurait ainsi été réduite au rang de puissance de troisième ordre. Cependant 1'Angleterre, tout en ne voulant jamais consentir a laisser ecraser la France, a cherché par tous les moyens possibles a maintenir la paix, et toute la correspondance diplomatique entre Sir Edward Grey et les Ambassadeurs anglais a Berlin, a Vienne, a Paris et a Saint Petersbourg en fournit la preuve. Les hommes d'Etat anglais ont usé de tout pour arriver a une médiation entre 1'Autriche et 1'Allemagne d'une part, et la France et la Russie d'autre part, et cette dernière puissance avait également accepté de soumettre le différend au Tribunal cle la Haye, mais tous les efforts des- diplomates se sont buttés a la volonté bien arrêtée de 1'Allemagne et de 1'Autriche de faire le guerre, paree que ces deux pays estimaient le moment favorabie pour eux. Malgré tout, 1'Angleterre ne semblait pas désireuse de se laisser entrainer dans une guerre pour le litige AustroSerbe, et comme déja dit, on ignore si ou quand la Grande Bretagne y aurait participé; il a fallu 1'insolente déclaration de guerre a la Belgique, pour décider 1'Angleterre a p'rendre les armes, et la colère non contenue du Chancelier, lorsqu'il apprit le 4 Aoüt 1914 par 1'Ambassadeur de la Grande Bretagne que celle-ci prendrait les armes pour défendre la neutralité beige, -- que Mr. von Bethmann-Hollweg avait si maladroitement qualifiée de "Chiffon de papier" — prouve que 1'Allemagne ne cherchait a régler aucun compte avec 1'Angleterre, avec qui elle désirait, au contraire, rester en bons termes.

Si 1'Allemagne a déployé tous les artifices possibles pour décider le Royaume-Uni a observer la neutralité dans le conflit qu'elle avait si astucieusement préparé, c'était uniquement pour pouvoir mieux dépouiller et la Russie et la France, dont elle jalousait la grandeur et le développement, et attaquer a rimproviste ces deux pays qui ne désiraient rien aussi ardemmient que la paix; c'est ce que le Boche appelle régler ses comptes avec eux.

La fagon allemande.

L'allemand du reste, du moment qu'il se sent suffisamment fort, ne saurait vivre sans se battre; il est bretteur et batailleur par nature; il est resté le digne descendant des Huns barbarès, et la civilisation des derniers siècjes ne lui a donné qu'un vernis tout-a-fait superficiel: Chassez le naturel, il revient au galop. Toutes les guerres que nous avons eues en Europe pendant la seconde moitié du XIX0 siècle ont été provoquées par le teuton: guerre avec le Danemark, guerre

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