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Les maitres en Allemagne ont donné le mot d'ordre de mentir, et tous les valets et tous les plumitifs de la Germanie mentent a qui mieux mieux. On a beau leur prouver et leur demontrer qu'ils trompent sciemment leur public, néanmoins ïls contmuent a sacharner sur ce clou qu ils espèrent bien enfoncer, mais que nous arracherons malgré tout, paree que la Verite et la Justice finissent toujours par triomnher.

II est aujourd hui de notoriete publique que les fameuses conventions secrètes dont lAllemagne fait tant état, ne sont autre chose que le résumé de conversations tenues entre nos chefs d Etat-Major et les attachés militaires britanniques a Bruxelles, et qui n affectent nullement la forme de conventions : D'abord, la conversation tenue en 1906 entre le Colonel Bernardiston et le General Ducarne; ce resumé de conversation porte du reste des rectifications et des ratures, et ne saurait être considere par aucun honnete homme comme une convention. De plus, ce rapport porte en marge les mots: "L' ^entree des Anglais en Belgique ne se ferait qu'après la violation de notre neutralité par lAllemagne."

Les allemands de toutes les nuances et de tous les calibres se sont empressés de reproduire cette pièce volée dans les archives de Bruxelles, dans leurs journaux, leurs brochures, leurs livres, etc, mais avec un ensemble touchant et qui prouve le mot d ordre donné, ils ont tous commis un doublé faux: ils ont intentionnellement laissé de cöté 1'annotation en marge, disant que 1'entrée des Anglais en Belgique ne se ferait qu après la violation de notre neutralité par lAllemagne, et pour les besoins de leur mauvaise cause, cette note marginale — qui fait partie du rapport du général l3ucarne — "devait" être omise par eux, car sinon elle faisait s'effondi'er toute leur_ argumentation. Ensuite, leur second faux consiste en ceci, eest qu ils ont traduit les mots: "conversation confidentielle" par 'Abkommen" qui signifie "convention". Tout lecteur neutre appréciera, comme il convient, 1'honnêteté du procédé!

^ Ensuite en 1912, nouvelle conversation entre le Lieutenant Colonel Bridges, attaché militaire britannique a Bruxelles et le Général Jungbluth, notre chef d'Etat-Major. La conversa- ' tion a de nouveau roulé sur une violation éventuelle de la ' Belgique par lAllemagne; le Général Jungbluth a rédigé un rapport résumant cette conversation, et dans lequel il fait ressortir qu il a répondu a 1'attaché militaire anglais que le consentement préalable de la Belgique était indispensable pour débarquer des troupes en notre pays.

; Tous ces rapports sont restés sans aucune suite et ont été classes dans les archives de Bruxelles, d'oü ils ne seraient probablement pas sortis de si tót sans le cambriolage boche; mais toutes ces clameurs d'indignation ont été poussées en Allemagne par ordre, afin de tacher d'influencer les neutres

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