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de leur patriotisme - tous les Beiges, tant les civils que notre vaillante armee, sont encore debout, face a 1'ennemi, devant lequel nous ne nous courberons jamais, fiers comme 1'héroïque Bourgmestre Max que nos ennemis ne parviennent pas k réduire, la haine au coeur, mais le sourire du dédain pour le boche sur les lèvres, attendant avec patience 1'heure de la délivrance.

Ils croient nous avoir a leurs pieds.

Dé ja une feuille allemande, le "Lokal Anzeiger" de Berlin, a osé écrire: "La Belgique terrassée est tombée a genoux."

A genoux, nous, Beiges? Non, infames teutons, je vous ai déja dit que vous ne connaissez pas le Beige, que vous auriez pu abattre a coups de canons s'il n'ayait pas eu le secours de ses yoisins Frangais et Anglais, mais jamais votis ne 1'auriez mis a genoux. Le Beige ne plie pas le genou devant 1'envahisseur ou 1'oppresseur étranger et notre glorieuse histoire est la pour le prouver. Nous en avons bravé d'autres que des boches! Le fier Lion Beige a, dans le cours des siècles, brisé plus d'une fois ses chaines, et cette fois encore, ilbrisera celles que, sournoisement, le teuton a forgées pour lui! Le fier Lion Beige rugit de satisfaction en constatant que 1'Aigle allemand perd ses plumes, qu'il a déja quelques membres brisés, et que bientöt il s'écroulera complètement clans la honte et la boue. Je propose qu'a ce moment la on remplace dans les armoiries d'Allemagne les Aigles Impériales par une hyène, la béte malfaisante, assoiffée de sang, au regard sournois, a 1'aspect révoltant, véritable symbole du teuton que nous n'avons appris a connaitre que depuis le début de la guerre, pour 1'avoir vu a 1'oeuvre a Louvain, Aerschot, Termonde, Dinant, Andenne, et cent autres endroits de notre malhcureux pays.

Ils nous rendront compte de leurs crimes.

Lorsque vous serez terrassé, peuple maudit, nous vous demanderons compte de vos crimes, nous vous demanderons ce que vous avez fait de notre chère Belgique, jadis si paisible, si prospère et si heureuse, oü des milliers des vótres ont toujours regu une hospitalité inconnue chez vous, oü des milliers d'étrangers venaient annuellement jouir d'un repos bienfaisant, d^ns un milieu simple et familial, nous_ vous demanderons ce que vous avez fait de nos belles et riantes provinces wallonnes et flamandes, oü alternaient les riches .usines avec les mines inépuisables et les beaux paturages, nous vous demanderons ce que vous avez fait de nos trésors artistiques, de notre superbe bibliothèque de Louvain qui avait une réputation mondiale, nous vous demanderons

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