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insistons auprès de nos Alliés pour qu'aucune paix ne soit conclue avant que 1 ennemi ne soit complètement terrassé, car nous craindrions que Ie sol de notre cher pays, qui a été arrosé du sang de* nos glorieux fils, ne nous brüle les pieds, si nous devions cesser la lutte avant que les envahisseurs et les bourreaux de notre chère Bëlgique n'aient été chassés du dernier oom de notre Patrie. Les Alliés ont été unis dans la souffrance et le combat, comme nos héros disparus sont unis dans la mort, et nous resterons unis jusqu'au triomphe final.

Non, point de paix avant ce moment* la. et nous serions même tentés de faire de la propagande dans tous les pays neutres, afin de faire comprendre aux pacifistes de tout calibre, que les Alliés ne voient pas d'un bonoeil leur intrusion dans nos affaires. En effet, les pacifistes du monde entier se sont tus comme des carpes, lorsque lAllemagne a envahi et inutilé la Belgique et lorsque lAutriche a massacré la Serbie, mais tout cela se passait encore au moment oü 1'on croyait les Austro-Boches invincibles; cependant aujourd'hui oü la marée tourne, et oü les boches descendent rapidement la pente gracieuse qui mène a la débacle, il se produit des pacifistes partout; qu'ils comprennent donc, quelque louable que soit peut-être leur intention, que leur intervention au moment oü 1'Allemagne désire et a besoin de conclure la paix, parait suspecte aux yeux des Puissances Alliées, qui se chargent, au nom de 1'Humanité toute entière, de chatier ceux qui bnt cru pouvoir impunément violer le Droit et la Justice.

Beiges, courage et patience!

Que le lecteur me pardonne si je me répète, mais je désire avant tout faire comprendre a mes chers compatriotes qu'ils doivent s'armer encore et de courage et de patience; déja le radieux soleil de la délivrance commence a! monter a l'horizon, la victoire est absolument certaine, et quelques mois a peine nous séparent encore du beau jour oü les cloches de nos temples sonneront a- toute volée pour annoncer au monde entier l'he.ure de la libération.

Je sais bien qu'en pays occupé, quelques officiers de Guillaume et quelques fils de teutons font encore semblant de croire a leur victoire et continuent leurs beuveries aux cris de "Deutschland iiber Alles", mais c'est du bluff allemand, admirablement rendu par le crayon satirique de Louis Raemaeckers, qui nous fait voir entre autres un dessin montrant un soldat allemand k 1'allure vigoureuse, mais empoigné par trois autres soldats plus vigoureux encore: un russe, un anglais et un frangais. L'allemand crie a son chef: "Commandant, j'ai fait trois prisonniers." — "Bravo, répond 1'óf-

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