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ficier, emmenez-les ici." - "Mais, ils ne veulent pas me lacher!" réplique piteusement le soldat au casque pointu. i Et c'est tout-a-fait le bluff germanique:. nous tenons les allemands de tous cótés, et encore ils bluffent devant le monde pour égarer les neutres et les beiges, pour égarer leur propre peuple et pour tacher de se faire illusion a eux-mêmes.

Mais nous les tenons décidément, car si quelques-uns en pays occupé chantent encore victoire, d'autres ont plus de franchise, et ici en Hollande oü se réfugient quantité de déserteurs allemands qui passent la frontière et oü ils se savent en liberté et a 1'abri du knout, ils font des décla;rations qui prouvent combien 1'esprit a changé dans les rangs allemands: tandis que dans les troupes des Alliés 1'enthousiasme des soldats augmente journellement avec les victoires remportées sur tous les fronts, que le moral de nos hommes est. même meilleur qu'au début de la guerre et monte en raison directe des succès remportés, dans les rangs de 1'ennemi la situation inverse se produit:

Le découragement en Allemagne.

Le soldat y est découragé, car la vérité et les nouvelles des défaites parviennent, malgré tout, jusqu'a lui; on lui avait promis qu'il irait a Paris, a Galais, même a Lond es, or depuis plus de 22 mois il se trouve devant 1'Yser qu'il n'arrive pas a passer malgré les efforts répét:és, il connait les pertes immenses subies a Verdun, les fuites desordonnées des troupes austro-allemandes sur le front Russe, il a connaissance des échecs subis partout, il souffre lui-même de la faim, tandis qu'il apprend que les siens restés en Allemagne sont menacés de famine, et il n'est pas étonnant que dans ces conditions les nombreux déserteurs allemands déclarent que le fil de fer barbelé, le long de la frontière hollandaise, y a été placé j3our eux, et que si 1'occasion de passer était plus facile, des désertions en masse se produiraient. II est même étonnant que les soldats allemands ne se révoltent pas et ne refusent pas purement et simplement de se battre plus longtemps. L'enthousiasme commence a s'user, non seulement dans les trouoes allemandes, mais parmi de peuüle lui-même, et le désir de la paix grandit journellement dans toute 1' Allemagne; jamais il n'y a eu autant de pacifistes boches qu'aujourd'hui et leur nombre ira en augmentant tous les jours.

Nous lisons dans "La Belgique" de Rotterdam du 10 juillet dr : "La Gazette de Cologne" apprend de Berlin qu'un grand "nombre de sommités appartenant a la science, a 1'industrie, "au commerce et a 1'agriculture, ont formé un Comité Na"tional qui se donnera pour tache de répandre parmi lepeunle "allemand une opinion uniforme au sujet d'une paix honorable

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