Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

Non! Dès lors, pourquoi veulent-ils intervenir maintenant, faire le jeu de ] Allemagne,- et empêcher les Alliés d'appliquer a cc pays félon le juste chatiment de ses forfaits ?

Ce sont ces forfaitures qui ont complètement modifié la mentalité du Beige qui était pacifique, doux et bon. tandis que les crimes allemands, impardonnables et inoubliables, ont fait germer en nos coeurs des idéés de haine et de vengeance. Le poids de ces sentiments sera lourd a porter, mais le mal qui nous a été fait est si incommensurable, que nous croirions manquer au plus élémentaire de nos devoirs, si nous ne mettions pas tout en oeuvre pour transmettre ces sentiments a nos fils, et aux fils de nos fils, jusqu'aux générations futures.

Nous estimons que, dans la mesure du possible, ces sentiments doivent même trouver désormais leur expression dans nos lois, notamment en ce qui concerne le séjour en notrfe pays des sujets appartenant aux pays avec lesquels nous avons été en guerre, en leur rendant ce séjour difficile, si pas absolument impossible, en leur refusant dorénavant la naturalisation, et par d'autres mesures que notre législature examinera sans doute en temps utile. La Chanmbre de- Commercie de Paris vient déja d'étudier la question, et a soumis un projet a la législature frangaise, projet que nous ferons bien d'étudier minutieusement en Belgique.

Le retrait de la naturalisation.

Pourtant, 1'expérience nous a appris que 1'espionnage est élevé en Allemagne au rang d'une institution nationale, et plus spécialement a Anvers,. oü ces espions attitrés — appartenant a tous les degrés de 1'échelle sociale — étaient a 1'oeuvre, nous avons pu nous rendre compte des conséquences néfastes de 1'intrusion de ces milliers de teutons. Ici encore, la lumière nous vient de France, et le Garde des Sceaux de la République Frangaise a déposé sur le bureau de la Chambre des députés un projet de loi relatif au retrait de la naturalisation. Nous avons été trahis et dupés une fois, et il faut que non seulement nous prenions des mesures pour ne pas 1'être une seconde fois, mais il faut des mesures d'épuration, pour nous débarrasser de tout ce qui, de prés ou de loin, touche a cëux qui nous ont vendus. Déja aujourd'hui, les naturalisés qui se sont enrichis en Belgique et plus particulièrement a Anvers, au détriment de nos nationaux, s' agitent, et comptent que notre gouvernement fera encore preuve de magnanimité vis-a-vis d'eux, comme on 1'a fait les premiers mois de la guerre. Et cependant, qu'étaient ces alIemands et autrichiens naturalisés qui vivaient chez nous, sinon encore de vrais allemands et autrichiens, malgré leur naturalisation: ils avaient leurs écoles allemandes, leurs thé-

Sluiten