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bonden legers optrekkende Fransche leger. Na de onder Bernadotte staande voorhoede der verbondenen tot achter de Roer te hebben teruggedrongen, krijgt Poncet van Generaal Kleber het bevel om op 14 October het commando van den aanval op het fort St. Pieter over te nemen. Op 25 October werkten qooo man aan de grondwerken voor den aanval op het fort. „La nature du terrein pierreux et la proximité de 1’ennemi eussent été des obstacles pour tous autres que pour des républicains. Chacun fut a couvert en moins d’une heure. Les opérations du siège se bornaient encore a la superfice de la terre que des chasseurs du 4ème Bon franc en interrogeaient dé ja les entrailles; dé ja ils avaient découvert une caveme dont 1’étendu se prolongeant a '}i lieue sur tous les sens était gardée par 1’ennemi. Son entrée que formaient des voutes taillées dans le bloc, et le silence qui regnait dans tous ses détours inspirèrent d’abord aux premiers qui s’y presentèrent non pas cette crainte basse et servile inconnue des frangais, mais cette crainte que commande la prudence lörs que 1’obscurité ne vous permët pas de vous satisfaire. S’etant cependant enfoncés peu a peu de deux cent pas dans ce sousterrein une sentinelle qu’un gardien de cette caverne venait d’avertir, crie sur eux.

Doutant alors de la force qui pouvait exister, et les ténèbres ne pouvant que leur être préjudiciables dans un endroit inconnu, ils retournèrent sur leurs pas, mais pour chercher le reste du bataillon et tous ensemble animés par 1’idée seule qu’il y avait des ennemis a vaincre, ils se repandirent dans ces galleries immenses que 1’ennemi abandonna bientót. Mais en parcourant eet antre abominable quels objets arrêtèrent tous ces projets de vengeance, formés contre tout ce qui pourrait s’y rencontrer? Les cris de vingt femmes implorant notre pitié, et pressant contre leurs mamelles des enfants qu’elles semblaient vouloir dérober a nos coups nous désarmèrent aussitót. La lueur de nos flambeaux nous les montra entourrées d’hommes et de vieillards; les premiers prenant le ciel a témoin de leur innocense; les seconds quittant avec peine un bris de paille qui leur servait de grabat; ils nous apprirent ces malheureux qu’habitants de la campagne environnant Mastricht, leurs demeures avaient été la proie des flammes, et que placés entre deux feux la crainte leur avait indiqué eet azile: ils nous racontaient avec cette lardeur simbole de la vérité, et leur premier état, et la misère oü les a reduits la barbarie de nos ennemis: ils nous peignirent avec 1’expression du désespoir les autrichiens arrachant de leurs mains le peu d’aliments qu’ils avaient sauvé du désastre. Mais quel changement subit vient de s’opérer en leur faveur! Le repaire encore moins odieux par son aspect que par les ... . qui le gardaient, il n’y a qu’un instant, devient pour les braves gens le temple d’humanité. Chaque soldat s’empresse par ses soins de faire oublier a ces paysans qu’ils ont été malheureux et les voutes, qui rétentissaient il n’y a qu’un instant de leurs cris et de leurs plaintes, sont les témoins des actions de graces qu’ils rendent a leurs libérateurs. Je les fais conduire au village voisin oü ils recoivent des logements plus convenables a leur situation. Les postes sont placés a toutes les issues de ce sousterrein dont les officiers du genie s’emparent pour pratiquer les mines. Pendant ce tems la tranchée se continuait avec célérité et nos batteries êtaient presque confectionnées; le 7 (7 Brumaire = 28 October) je regus 1’ordre de prendre les postes occupés par 1’ennemi aux environs du sousterrein qui faisait face au fort: 1’ordre fut exécuté; les postes furent débusqués sans perte d’hommes: mais ne pouvant les tenir, attendu qu’ils étaient placés sur la bouche du canon de la ville et sous le feu de la mousquetterie du fort, je donnai 1’ordre de les évacuer et je fis rentrer la troupe, qui avait servi a cette expédition dans le sousterrein dont nous étions maitres depuis plusieurs jours. Le 10 (31 Oct.) les mines étaient achevées et le Cen Boisgerard, chef du génie, m’assura qu’elles joueraient le 11 a la pointe du jour; en conséqence de eet avis, et de 1’ordre que je regus du général en chef Kleber pour profiter de 1’effet des ruines en enlevant le fort du coté oü elles 1’auraient entamé, je fis assembler ma troupe a 4 heures du matin. La bravoure que je lui connaissais, les dispositions qu’elle montrait le jour la mfme, la confiance qu’elle avait en moi, confiance que je venais de voir confirmée par le comité de salut public dans le brevet du général de division que je regus, tout dis je, m’annongait que 1’ordre aurait son exécution et que la fort verrait entrer les républicains dans ses murs écroulés. Mais notre espérance fut trompée, les mines jouèrent a 8 heures du matin, et ne produisirent d’autre effet qu’un grand troü en avant de la tranchée alors je proposai de battre en brêche ce fort inaccessible; mon

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