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Dans un traité de médecine populaire, attribué a Aldobrandino de Sienne, publié a Livourne par O Targioni Tozzetti Cl872), on recommande d appliquer de la sauge au corps de 1'enfant nouveau-né, après lui avoir coupé le cordon ombilical.

On dit aussi en Piemont, que si 1'on place de la sauge dans une fiole de verre et qu'on la cache sous le fumier, il poussera un animal par lc sang duquel on fait perdre connaissance aux chiens. Les petites femmes pensent que dans chaque feuille de sauge, tant soit peu large, se cache un petit ciapaud. Le sauge était une herbe bienfaisante et sacrée, éternisée par la rimaille suivante:

»Cur moriatur homo,

Cui Salvia crescit in horto ?"

pependant on s'en servait dans la Magie. Placée dans une vase vitrée et cachée sous le fumier la sauge produira un ver ou bien un oiseau a la queue du merle noir. La poitrine d'une personne, mouillée du sang de ces animaux, le rend dépourvu de tact pendant une quinzaine de jours. Le ver brülé et les cendres jetés au feu, fait entendre un éclatant coup de tonnerre. Versé dans une lampe, qu'on allume, fait voir que toute la maison se remplit de serpents. (A Magnus de Virtutibus herbarum).

D'autres détails, non moins curieux, on peut rencontrer dans le libellus Alberti Magni. De secretis rnulierum „Si muiier biberit salviam coctam per tres dies, tune non concipiet in uno anno (quia salvia est frigida). Au moyen de la sauge on peut ouvrir toutes les serrures. Un brin de sauge, jeté dans un ruisseau, le fait tarir immédiatement.

Une autre herbe sacrée est la Mélisse officinelle (de Melissa, Abeille; ces insectes recueillent le miel sur cette plante).

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