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pi Les S o i r e e s

fur une maifon fervie avec atitant d'abondance que de luxe, prenoit foin de leur ménage ruftique. En peu de temps on eut dit qu'elle étoit née dans Ie genre de vie qu'elle menoit 3 tant elle paroifïoit familiarifée avec des foins qui devoient lui être fi étrangers. Bien-, tót même elle trouva de la douceur a les remplir. Son emploi n'intéreffoit point fa vanité , mais il flattoit fon coeur. C'eft moi, .oifoit-clle quelquefois , qui apprête les alimens dont mon pere fe nourrit \ c'eft moi qui prépare la couche ou il fe délaffe de fes travaux : fa fanté, fon repos font mon ouvrage \ c'eft un plaifïr que je n'aurois pas connu dans 1'opulence. C'eft ainfi que le tendre cceur d'Eulalie favoit trouver fes plaifirs dans fon malheur même. Aufli quand elle pleura la mort de fon pere , qui ne tarda pas a arriver, on eüt dit que c'étoit la le premier malheur qu'elle eut fouffert.

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