Geen zoekvraag opgegeven

Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

n3 LesSöïRÈés de parler d'amour eft toujours analo* gue a la perfonne qui aime. L'hommel riche fait des préfens-, le Poete eiivoie des vers, des couplcts j le Petit-Maitre pafte la main fous le menton , prend un baifer ; le grand Seigneur fait des proméftes qu'il ne tient guere : enfin xacontez-moi une déclaration d'amour, je vous dii-ai quel eft 1'amant qui la faite. D'Erville s'annonca donc par de petits préfens , qui furent refufés tant par la jeune perfonne , que par fes parens, qui étoient pauvres, mais honnêtes. Le genre d'amour qu'annoncoit d'Erville , n'étoit pas celui qui leur convenoit; aulTi redoublerent-ils d'attention auprès de Laurette , pour la fauver des pieges de la féduction. Mais la vertu de Laurette pouvoit fe paffer de leur vigilance : elle étoit défen-. due par une force majeure , par 1'amour : fon cceur ne pouvoit plus fe donner; un amant plus heureux s'en

Sluiten