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A M U $ A N T E' S. i^j

La feriiible Azéline étoit entrainée par les rranfports de fon amant; elle ne lui dit point, Je vous aime, non qu'elle héfitat a prononcer ce mot, mais il lui fembloit que dès long-temps elle 1'avoit dit. C'eft ainfi qu'ils s'aimerent; c'eft ainfi qu'ils fe dédarérent leur amour y c'eft ainfi qu'ils furent heureux j heureux ! ils le furent trop.

II y avoit dans 1'Me un Magiftrat, une efpece de Gouverneur, qui fe croyoit aimé, paree qu'on le craignoit; Sc qui fe croyoit du mérite, paree qu'il étoit riche Sc puiftant. Nul homme n'étoit plus orgueilleux que Morian ( c'étoit fon nom), Sc aucun n'étoit plus fait pour être modefte. II n'avoit pas la force de s'élever jufqu'aux grands crimes 5 il ne verfoit pas le fang des Infulaires , paree qu'il craignoit de ne pouvoir le répandre impunément ; c'étoit un méchant homme, a qui il ne manquoit que de

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