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isè Les Soirees

confuher notre efprit, quand Verfieux, arrivé dans fon hermitage , voulut jeter les yeux fur les livres qu'il avoit emportés de la Ville, il s'appercut que , fans y fonger , il n'avoit choifi que des livres d'amour.

Verfieux avoit. le cceur tendre : il ne vouloit plus fuivre l'amour; il avoit befoin d'y penfer. D'ailleurs, au milieu de fon défefpoir, il fe fouvenok encore de fes premiers plaifirs. Les favoris de l'amour font bien moins ingrats que ceux de la fortune: ceuxci, une fois malheureux, oublient tout ce qu'ils ont rec,u de leur Déelfe ; les amans, dans le malheur, fe rappelJent encore avec voiupté les douces faveurs de leur Dieu.

Verfieux avoit un fils, Sc ce fils 1'aimoit fi tendrement , qu'il voulut malgré lui 1'accompagner dans fa retraite. La converfation , la promenade Sc la leóture étoient leur unique arau^

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