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180 Les Amours

& après quelque temps devins pere bien heureux , comme il me fembloir pour lors j car le premier enfant qne ma femme feit fut un filz, le fecond4une fille, &c le troifieme fut Aftyle. Je penfay en avoir aflez de ces trois, & fit expofer cettuy petit enfant de maillot, qui eftoit venu après tous , avec ces joyaulx que je luy bailly , non pas en intention de le retreuver & Ie recongnoiftre un temps advenir, mais afin que celuy qui le treuveroir euft de quoy' 1'enfevelir. Toures-fois forteune en a aulrrement difpofé ; car mon filz aifné & ma fille moururent tous deux d'une mefme maladie Zc en mefme jour; & toy, mon filz , par la bonne providence des Dieux , es efchappé, a celle fin que nous euflions plus de fupport en noftre vieilleflè. Site prie , mon filz Daphnis, que tu n'ayes point de mal-talent encontre moi pource que je" t'ay faict expofer , car je ne 1'ay pas faict voluntairement. Et toy, Aftyle, ne foit point marry de ce que tu n'auras que la mdltié de raa fucceflion; la oü tu

efperois

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