Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

Bellinette

Belline paroiflbij furprife de Paccueil de connoiflance qu'on lui faifoit & ne répondoit rien au prince. Fidéle auroit pu fe raffurer par ces preuves , Sc par 1'age de Brillant qui ne pouvoit avoir ).nn i Bellinp, qui depuis trente ans au moins voit appercu que lui; d'ailleurs les fentimens de tcire nnncelfe & rous les événemens paffes , auroient du ie rranquilliler. Mais la jaloufie eft fourdf-: , elle eft aveugle , les jugemtns Sc les impreifions des autres ne fervenr a rien; ils font inutiles pour la calmer; on eft jaloux de 1'objet qu'on aime rel qu'il foit , paree que l'on en veut tout. Belline qui s'appercur de la peine que Fidéle fouffroit devint encore plus embarraffée Sc voulut fe retirer. Quoi, vous faites femblant de me niéconnoïtre, ma chère Belline, lui dit le prince; vous a qui j'ai de fi grandes obligations , vous dont je révère le cceur ! Mais, poufuivit-il avec plus de vivacité , parlez-moi naturellement, ne verrai-je pas demain Bellinette ? Comment vous en êtes déja aux petits noms , s'écria douloureufement le prince Fidéle ! Cet imbroglio ne dura que quelques momens ; les vieux prince* démêlèrent enfin la vérité par les éclaircifiemens qu'ils fe donnèrent 1'un a 1'autre : enfuite ils conduifirent Brillant dans leur demeure. Plufieurs palmiers la formoient; des mouffes , des meubles aCejais. Sc charmans par leur pröpreté fwffijbient

Sluiten