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410 Bellinette bles de Pocctiper. Un miroir de poche qui Taffora qu'elle avoit celfé d'être vieille , & que fes appas & fa jeunefle étoient dans tout leur cclat, ne lui laifta qu'un contentement parfait. Cependant Sublime avoit volé a fon fecours; quelques momens plutot elle auroit arraehé Bellinette au pouvoir de Grondine , & I'auroit fouftraite a fon injufte vengeance ; mais les paroles étoient prononcées , &c une fée ne peut détruire ïbuvrage de fa compagne : rout ce que Sublime put faire, fut de ne point abandonner Bellinette. Elle lui devoit fes foins comme a fon élève; mais elle les lui devoit encore , paree que la figure de Belline éroit de fon invention, & que cette métamorphofe avoit caufé feule ce prodigieux défordre. Cette fée fecourable, ne jugea point a propos de paroirre aux yeux de la petite reine; mais pour lui rendre plus utiles les voyages auxquels elle étoit condamnée , elle voulut que, jeune a fes propres yeux , elle parut encore vieille aux yeux de tout le monde. II eft vrai que ce ne fut plus fous la forme ni fous les traits da Belline; mais comme elle fongeoit a tout, elle chargea une petite mouche de la fuivre, & lui défendit abfolument de fe faire connoïtre : en un mot elle lui ordonna de garder le plus grand incognito. 11 eft bon d'avertir que cette mouche eft une vieille femme de chambre ^ car il u'eüc

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