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■gü LA JeUNÈ VlEltlÉ. '4t^

Örfrit toutes les commodirés dont elle pouvoit avoir befoin, & la conduifir par le plus beau tems du monde aux tues fortunées, oü elle s'arrêta. La petite reine voyant fon batiment immobile * mit jpied a terre, Sc la barque redevinr aiulkot le même petit panier. Bellinetre élevée par des fées, ne fut point étonnée de tous ces prodiges ; mais ehgagéö par la beauté du pays, elle avanga dans les terres. Jïlle eut a peine fait quelques pas que Fidéle Sc Belline qui 1'avoient appercue, vinrent au devant d'elle, & lui offrirent tout ce qui dépendoit deux, avec lafmcerité Sc lacandeutqui engagenÊ a recevoin Bellinette fenfible a leurs orTres les fuivit j & prit avec eux le chemin de leur habiration. Ils rencontrèrent le ptince Brillant qui rêvoit affis au pied d'ün palmier, la petite reine rougif en 1'appercevant, & Voulut coutit a lui, emportéö par fon amour & fa vivacité; mais Belline 1'arrèta en lui difant: laifTet-le rëver, la liberté regne dans cet heuteux féjour , il a plus de plaifir fans doute a fonger a Bellinette qu'il n'en auroit a nouS voir. Laprincelfe charmée de ce qu'elle entendoit, fe reprocha la démarche qu'elle avoit voulu faire,&: réfolut de mcnager a fon amant le plaifir de la fur* prife •, mais fes projets agréables ne furent pas dö longue durée. Le bruir qu'ils firentobligeale prince de fe lever & de les venir joindre; il s'approeh* avec un air d'intetêt Sc d'arnitié pour les vieillards t

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